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La peur maladive du rejet

L’abandon. Le rejet. Ça t’est déjà arrivé d’en avoir la chienne? De penser que personne ne voudra jamais de toi parce que tu as juste trop de défauts, que tu ne sais pas gérer ta vie ni tes émotions, pis qu’en plus tu passes ton temps à péter des crises d’angoisses?

Moi, oui.

Et c’en est maladif. Le rejet, ça fait mal. C’est un sentiment que tu ne peux balayer d’un coup de vent. Ça reste ancré en toi. Et tu finis par te dire que tu n’es pas assez, que tu ne seras jamais assez. Jamais. Et tu t’en convaincs toi-même. Tu te répètes ce discours sans arrêt.

Et un jour, si quelqu’un veut ton bien, te montre un peu de gentillesse et même de  l’amour, tu te dis qu’il doit y avoir un piège, que la vie n’est pas assez clémente. Tu te dis qu’il a dû te prendre pour une autre.

Mais on ne sait jamais, alors tu essaies quand même. Tu te risques à laisser quelqu’un rentrer dans ta vie, et à tout connaitre de toi. Absolument tout. Et tu te dis que peut-être, peut-être, tu n’es pas si fucked up. Que cette personne va t’accepter comme tu es. Avec tes qualités et tes nombreux défauts. Peu importe. Parce qu’après tout, c’est ça l’amour. Pour le meilleur et pour le pire.

Mais après un bout de temps, tu te laisses rattraper par cette peur de l’abandon. Tu te dis que tes défauts sont trop grands, que tu ne peux pas les effacer. Tu n’es pas assez bien. Une fois de plus.

En réalité, tu luttes. Mais la peur est trop intense et prend le dessus sur tes bonnes volontés.

Alors tu te crées un système de défense. Tu repousses les gens. Tu les repousses parce que tu crains qu’ils ne te repoussent en premier. Tu as peur de perdre le contrôle et de souffrir. Parce que forcément, tu vas souffrir. C’est inévitable.

Et tu fais mal. Simplement pour ne pas, toi, avoir mal. Tu te fais des scénarios. Tu prévois le pire. Tu te prépares mentalement. Et avant que l’autre personne ne le fasse, tu frappes.

Au fil du temps, j’espère que tu verras les choses différemment. Ça se travaille, comme tout.

Mais c’est dur, je sais. Comme un cercle sans fin. Un tourbillon de tristesse. Et les gens ne comprennent pas, c’est beaucoup trop tordu. Même toi, tu ne comprends pas. Rien. Ça n’a aucun sens.

Sauf que c’est dans la tête. Tout est dans la tête.

Crois-moi, le monde a plus à offrir. Crois-y. Je t’en prie, il faut y croire.

Source photo de couverture

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