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Blessures un jour, cicatrices pour toujours

On s’est peut-être rencontrés alors qu’on travaillait ensemble, alors qu’on étudiait dans le même programme ou encore lors d’une soirée dans un bar où on avait jugé qu’on était faits l’un pour l’autre – du moins pour quelques heures. Peu importe notre histoire, l’issue de cette rencontre fut que, tous les deux, on a commencé à se voir sur une base plutôt régulière. Et un jour, il fallait que tu m’en parles. Ça te démangeait, tu te questionnais, ça te brûlait les lèvres. Et t’as cru bon de demander. Maladroitement.

T’as décidé d’interrompre notre conversation qui allait bon train pour un « c’est quoi que t’as sur tes bras? » qui saisit, qui frappe comme un coup de poing sur le nez alors que j’affichais un sourire honnête sur mon visage.

Je sais, je sais, tu ne voulais pas mal faire, mais c’est un sujet plutôt délicat, je m’attendais de toi à ce que l’approche soit plus douce, plus discrète, pas en plein milieu d’une conversation avec d’autres confrères!

Alors aujourd’hui, puisqu’il n’y a que toi et moi dans cette conversation, j’ai cru bon de te donner les explications que tu voulais tant avoir :

Non, ce n’est pas mon chat – que je n’avais d’ailleurs pas dans ces années-là – qui m’a griffé aussi fort. Non, je ne me suis pas accrochée sur un meuble qui m’a laissé d’horribles marques. Non, je ne me suis pas battue avec Wolverine lors d’un party costumé.

Oui. C’est bien ce que tu crois. Des cicatrices qui marquent des temps plus difficiles. Oui. Comme plusieurs jeunes et moins jeunes, il m’est arrivé d’avoir des idées plus sombres. À un point tel que je croyais que la solution passait par des blessures physiques.

MAIS SURTOUT. Surtout. Malgré ta curiosité envers les cicatrices physiques que tu as découvertes, prends-tu le temps de demander comment ça va maintenant ?

Je vais mieux. Pas mal mieux. Mais d’autres ont encore le mal de vivre et le besoin de savoir que quelqu’un se soucie d’eux. Alors c’est ça que tu devrais demander. Comment vas-tu, sincèrement.

Alors, à toi qui voit des cicatrices, rappelle-toi qu’elles ont beau être cicatrisées de l’extérieur, les blessures peuvent être encore présentes à l’intérieur. Et demander à cette personne comment elle va peut faire une différence.

Et toi, qui a ces cicatrices, rappelle-toi qu’il existe des ressources si tu as besoin de parler.

Je sais comment on peut se sentir seul dans tout ça.

Si tu vis des moments difficiles, n’hésite pas à contacter les organismes suivants :

  • Centre de prévention du suicide 1-866-APPELLE
  • Centre de crise de Québec 418-688-4240
  • Tel-Jeunes 1-800-263-2266 / Texto 514-600-1002 (entre 8h et 23h)

Si la situation est plus urgente, rends-toi à l’hôpital le plus près!

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