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Ébauche sur le féminisme

En cette journée estivale, je vous partage une ébauche sur le féminisme qui se veut avant tout une gorgée rafraîchissante d’idées qui font du bien à l’âme. Il y a beaucoup d’avenues qui ont été visitées maintes fois lorsqu’on parle de rapport entre les deux sexes, mais une toute particulière m’intéresse : celle de l’unité humaine. Parce que oui, il faut rendre justice au fait que le féminisme se veut un mouvement égalitaire visant tout particulièrement les femmes. Mais ultimement, c’est en nous considérant surtout comme humains que nous nous permettrons tranquillement d’atténuer le gouffre d’inégalités entre ce que nous appelons les femmes, les hommes, les transgenres, etc. Je m’adresse à tout ce beau monde pour vous partager quelques faits intéressants qui alimentent ma pensée se voulant rassembleuse, mais surtout empreinte de compassion.

Parlons salaire et conditions de travail

Vous conviendrez avec moi que dévaluer le travail des femmes, c’est également sous-estimer leurs capacités intellectuelles. Ce n’est pas nouveau; depuis le 19e siècle, des chercheurs et médecins ont effectué des recherches approfondies pour tenter de confirmer l’infériorité du cerveau féminin. Oui, vous avez bien lu. Le tout premier génie (sarcasme) à se lancer dans une telle aventure est le médecin français Paul Broca. Après son étude sur le poids des cerveaux féminins et masculins, Broca établit l’hypothèse que les cerveaux des femmes sont plus petits et que cela confirme que « la femme est en moyenne moins intelligente que l’homme[1]».

Il a fallu qu’on passe par là dans l’Histoire pour découvrir que non seulement la taille du cerveau n’a AUCUN lien avec l’intelligence, mais aussi que les cerveaux n’ont pas de sexe. En fait, tous les cerveaux sont dotés de la même capacité à se développer, soit la plasticité cérébrale, qui permet de créer des connexions dans le cortex en fonction des activités que vous pratiquez au quotidien. Ce qu’il faut retenir : ton sexe n’est pas l’objet déterminant de ta capacité de penser!

Qu’en est-il du sexisme déguisé?

J’appelle le sexisme déguisé l’ensemble des propos, remarques et gestes déplacés qui sont perpétrés envers les femmes et que certain(e)s considèrent comme des blagues, ou encore pire, comme des compliments. La manière de les reconnaître : si vous pensez que deux personnes hétérosexuelles du même sexe n’auraient pas ce genre d’échange, fortes sont les chances que ce soit un comportement sexiste. L’exemple classique : se faire siffler dans la rue. Parce qu’on a toutes tellement le goût de t’approcher après que tu nous aies interpellées comme tu appelles ton chien (!).

Étant plus jeune, j’ai travaillé dans une rôtisserie québécoise où j’ai vécu des mésaventures dignes du monde de la restauration. Mes collègues de travail et moi devions inlassablement poser la même question : « cuisse ou poitrine »? Et là, t’as le p’tit comique qui pense qu’il est le premier à te répondre : « à te voir, je vais prendre la poitrine », ou encore : « mon point faible c’est la cuisse », en me lançant un clin d’œil des moins subtils. Ces commentaires passent dans le beurre à cause du contexte ou parce que ça nous rend tellement mal à l’aise qu’on préfère partir et ne pas répondre. Et pourtant, il se cache derrière ces comportements disgracieux un sexisme vicieux qui se mérite d’être dénoncé.

Ce qu’il faut retenir

Qui n’a pas déjà entendu la citation célèbre de la féministe Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient[2]»? C’est exactement là où je veux en venir. On ne naît pas sexiste; c’est quelque chose qui s’apprend. Le « mononcle » qui te passe un commentaire grinçant sur ton habillement ou ton physique a probablement appris ça d’un de ses chums. La personne qui te fait remarquer que « tu es donc bien forte pour une femme » n’a sûrement jamais appris que dans l’Histoire, ce qui a empêché les femmes de s’exercer physiquement, se sont les organisations sportives très traditionnelles et principalement (voire seulement) composées d’hommes. Qu’on se rappelle bien la signification originelle du mot golf : gentleman only, ladies forbidden.

C’est pourquoi l’éducation est SI importante pour se défaire du sexisme. Nous naissons comme des pages vierges; l’histoire qu’on y écrit dépend de plein de facteurs, mais surtout et principalement de notre sexe. Nous sommes tous responsables de l’histoire qui s’écrit sur cette jeunesse. Je vous invite à y participer positivement et à penser à votre prochain un peu moins comme un être sexué, et un peu plus comme un être humain.

Source photo de couverture

[1] http://www.tedxparis.com/catherine-vidal-le-cerveau-a-t-il-un-sexe/

[2] http://www.linternaute.com/citation/4051/on-ne-nait-pas-femme—on-le-devient—-simone-de-beauvoir/

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