Menu

Ma vie qui va vite

Depuis que l’été est commencé, je chante dans Charlevoix, quatre jours semaine, du lundi au jeudi. Souvent, j’ai des contrats qui s’ajoutent les vendredis et samedis. Ça me laisse le dimanche de « congé ». J’essaie de voir ma famille, de voir mon chum, de voir la famille de mon chum, de voir mes amis, mais j’arrive rarement à faire tout ça. J’habite à Québec, mes parents sont dans Chaudière Appalaches, les parents de mon chum dans Lanaudière, mon chum à Montréal pis mes amis à Québec. Tout ça ensemble, ça fait ben des heures de char, pis je n’ai pas d’char.

 

destination québec

 

« On The Road Again » c’est ma tune de l’été, mais en version accélérée.

Puis, un jour de début septembre, le grand move, je déménage à Montréal.

Trois heures pour remplir le cube, gogogo, on lâche pas. On n’a rien oublié? Non. On barre les portes de l’appart, on laisse les clés aux futurs locataires. Ma larme, je l’ai versée hier soir quand j’avais bu une couple de bières. Bye Québec, anyway on se revoit dans trois jours (je reviens pour un contrat).

Roule pis roule sur la 20. « Je n’arrive pas à croire que j’suis en train de traîner ma maison entière » que j’me dis en regardant dans le rétroviseur le camion de 18’’.

Juste le temps de dropper le stock dans le nouvel appart que j’suis déjà reparti à gauche et à droite.

destination montréal

Depuis, je vis dans mes boîtes parce que je n’ai pas le temps de les défaire, mais quand j’ai des p’tits trous, on dirait que je les remplis au plus vite par quelque chose qui demande absolument de faire de la route (soupir).

destination st-tite

Des fois j’me dis : « Ayoye. Qu’est-ce que ce doit être avec des enfants en plus? » J’imagine qu’on réarrange notre temps et notre mode de vie, qu’on s’arrange, comme on peut.

Tout ça pour en arriver à dire que ce week-end, pour la première fois depuis quatre mois, et pour la seule fois d’ici les deux prochains mois : JE N’AI RIEN À MON AGENDA.

Pas de contrat, pas de rendez-vous, pas de réunion de famille ni de party d’amis et surtout, pas de route à faire. Juste rien. (entendre ici un « aaaah » angélique accompagné d’une lumière céleste qui descend sur ma face ébahie).

Je ferme les yeux pour quelques instants d’extase et j’imagine déjà toutes les choses dont je rêve souvent, mais qui la plupart du temps, ne restent que des fantasmes inassouvis… 

to do list

Puis, sans crier gare, ma bouche s’ouvre et dans un éclair de folie je laisse échapper un : Chéri, qu’est-ce que tu dirais d’un petit road trip à New-York?

Source photo de couverture

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on TumblrShare on StumbleUponShare on LinkedInEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2017. Tous droits réservés
Une réalisation de