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L’art de boire du vin – Par Élodie

Jeudi soir dernier, je suis allée manger au resto. Rien de bien fancy, juste un petit 5 à 7 entre filles, où on savait que ça n’allait pas nous coûter les yeux de la tête. J’avais soif, on avait soif. On décide donc de commencer le festin avec une bonne bouteille de rouge. La serveuse arrive avec ladite bouteille et en verse trois gouttes dans ma coupe. Elle remet la bouteille bien droite devant elle, fait un pas en arrière et me regarde en attendant. Bon, je sais ce qui se passe : elle attend que j’y goûte et que je donne le OK avant de remplir ma coupe. Mais est‑ce vraiment nécessaire? On sait toutes pertinemment que non, parce qu’on a commandé un Jacob’s Creek, qu’on a toutes déjà bu maintes fois et qu’on a sélectionné parce qu’il était dans la liste des moins cher. Et, à part ça, si jamais je ne l’aimais pas, je ferais quoi? Je le recracherais en faisant une grimace et en commandant qu’elle m’apporte quelque chose de buvable? Sûrement pas! Je ne dirais rien, et je lui donnerais quand même le OK. Mais bon, je n’ai pas le choix. Je joue le jeu. Je trempe mes lèvres et lui fait un petit geste pour lui signaler mon désir de voir ma coupe se remplir, le tout accompagné d’un petit sourire forcé, avant que le scénario se répète pour chacune de mes amies.

Chaque fois que ça m’arrive, je suis mal à l’aise, et j’ignore comment m’y prendre. Est-ce que je devrais le sentir, et ensuite le goûter? Le faire tourner dans ma coupe en risquant d’en renverser partout? Le gargariser? T’sais, moi, je voulais juste un verre de rouge pour accompagner le potinage de filles.

Comme je ne peux pas changer une tendance sociale de restauration du genre, j’ai simplement décidé de me renseigner sur le vin en général et de vous prodiguer quelques conseils pour que vous ayez l’air de « connaître ça » (comme les gens de la haute!), que vous appréciiez mieux ce doux élixir et que vous n’ayez pas à vivre ce genre d’inconfort devant la serveuse au resto :

  1. Une dégustation commence toujours par une observation de la robe, c’est-à-dire de la couleur et de l’aspect du vin. Les teintes ont des significations particulières. Par exemple, un vin rouge jeune sera rouge vif et violacé, alors qu’un vin rouge cerise en est un en pleine évolution.
  2. Quand les gens font tournoyer le vin dans leur coupe, c’est pour observer sa qualité et son sucre. Ce qui reste « collé » contre la paroi de la coupe (le gras de la robe) indique si le vin est très sucré ou peu sucré. Plus c’est épais et plus le dépôt reste « collé » longtemps, plus le vin est sucré.
  3. Sentir son vin en le buvant permet de mieux le « goûter ». Pourquoi? Parce que l’odorat et le goût sont des sens étroitement liés.
  4. Gargariser au resto, je trouve ça un peu too much, mais vous pouvez toujours garder le vin dans votre bouche quelques secondes avant de l’avaler. Comme ça, vous pourrez mieux vous familiariser avec tous les arômes et apprivoiser les textures.
  5. N’ayez pas peur de mélanger vin blanc et vin rouge au cours d’un repas. Ce ne sont pas les mélanges qui vous donneront des migraines le lendemain, c’est la quantité d’alcool et la vitesse à laquelle vous l’aurez bu!
  6. Laisser le vin s’aérer avant de le boire permet aux odeurs indésirables de s’évader et à la boisson de s’oxygéner (on laisse sortir le méchant pour ne boire que le meilleur).
  7. Finalement, les vins rouges se boivent à température pièce et les blancs, froids.

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J’espère que votre prochaine coupe sera meilleure que toutes les autres. CHEERS!

elodiejoanie

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