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I’m gonna pop some tags, only got TWENTY dollars in my pocket – Par Jade

J’ai une grande nouvelle à vous annoncer : la saison des marchés aux puces est (presque) revenue!

Jesuisexcitéecommesionm’avaitlaisséctouteseuleavecunpotdenutellaquandj’avaishuitans.

J’ai lu ça, sur le site Web de MétéoMédia : les beaux jours sont à nos portes. Vous savez ce que ça veut dire? Suivez mon raisonnement :

Qui dit beaux jours
Dit madame en shorts

Qui dit madame en shorts
Dit jardinage et ménage du cabanon

Qui dit ménage du cabanon
Dit faudrait ben que je me débarrasse d’une coupe d’affaires

Qui dit faudrait ben que je me débarrasse d’une coupe d’affaires
Dit GAETANNN! On va louer une table au marché aux puces la semaine prochaine!

Qui dit GAETANNN! On va louer une table au marché aux puces la semaine prochaine!
Dit Jade qui tombe en amour avec le miroir vintage de la madame en shorts venue vendre ses vieilles affaires avec son mari Gaetan.

Fuck yeah!

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours tripé, et j’euphémise, sur les brocantes. L’été, quand le soleil du dimanche matin vient flâner dans la fenêtre de ma chambre, je me lève comme Nosferatu qui se lève de sa tombe, pis je pars à la chasse aux trente sous. Quand j’ai cinq dollars pis une casquette sur la tête, là, je cours jusqu’aux puces. Toujours le même. Je suis fidèle à mes aubaines, pis à mon ambiance de danse en ligne matinale (mêlée à l’odeur de la vieille friture pis de l’huile à moteur).

Pour moi, flirter avec les tables extérieures des brocantes, c’est m’investir d’une mission : réutiliser, recycler, meubler mon appart, pis sauver de l’oubli les trésors dont le monde se débarrasse cruellement. J’achète pas n’importe quoi! Je trouve toujours des pièces qui méritent de revivre.

Je disais donc que je suis une accro des puces et qu’à travers les années, j’ai développé quelques trucs pas piqués des vers pour profiter des vraies de vraies occasions d’occasion.

Je vous livre donc, en grande primeur, mes meilleures pratiques.

C’est pas parce que ça coûte pas cher qu’il faut l’acheter

Un jour, y’a une madame qui m’a chicanée parce que j’voulais pas acheter, même pour cinquante sous, son beau parapluie jaune, mais brisé. Chère Madame, que puis-je faire avec un parapluie qui remplit même pas sa petite mission de parapluie.

À mon avis, quand un objet remplit plus sa mission, il n’est pas digne d’intérêt. Un conseil d’amie, n’achetez pas de montres ou de cadrans usagés, ils risquent d’avoir pris leur retraite de la vie active.

C’était mon moment vide-cœur, merci!

Savoir reconnaître le beau

C’est une prémisse de base pour profiter des marchés aux puces comme il se doit. Si on ne sait ni reconnaître la soie, ni reconnaître les perles, par exemple, y’a peu de chance qu’on puisse en dénicher dans le vieux coffre d’une madame qui se débarrasse de ses affaires parce qu’elle s’est acheté un condo.

Mieux vaut, donc, se renseigner. Pis de la culture générale en lien avec la qualité des choses, c’est jamais perdu.

Demander le prix avant de démontrer son intérêt

Tu arrives à une table, une super table, tout t’intéresse. C’est le Klondike! Y a un petit plat à bonbons des années 50, un globe terrestre avec les chaînes de montagnes en relief, une machine à pop corn, trop fucking hot!!! Tu prends la marchandise dans tes mains comme si elle t’appartenait déjà, tu te sens fébrile, tu te peux pu. Tu fixes un prix dans ta tête, t’es prête à payer 10 $ pour le tout. Tu demandes au puceron : c’est combien pour tout? Il te dit 50 $.

Voilà, t’es dans ma?%$! Tu n’oses pas négocier à la baisse parce que l’écart est trop grand, t’as peur d’insulter la personne, si tu lui offres 10 $.

Alors que tu démontrais un intérêt marqué pour les cossins que t’as choisi, tout à coup, plus rien t’intéresse. Tu remets tout sur la table. Tu feel cheap. Mine de rien, tu fais semblant de ne plus être intéressé et tu te pousses. La morale de cette histoire, toujours demander le prix avant de démontrer son intérêt pour un truc, ça évite bien des mauvaises surprises.

Quand doit-on visiter les puces?

Je vous suggère deux moments : tôt le matin, ou tard, l’après-midi.

Tôt le matin, évidemment, les commerçants viennent d’arriver, y’a donc plus de stock, et, conséquemment, plus de chance de trouver ce que vous cherchez.

Tard, l’après-midi, vers 15 h 30 disons, les commerçants sont sur le point de pacter leurs p’tits, pis la dernière chose qu’ils veulent, croyez-moi, c’est bien de repartir armés de leurs vielles affaires. Des prix réduits? Yes sir!

Les phrases clefs

  1. Pour les vêtements ou tout autre article que tu peux acheter en lot : « si je t’en prends plusieurs, me faites-vous un prix? »
  2. Pour quelque chose qui vous intéresse vraiment beaucoup, en arborant une face de désintéressement total : « combien vous vendez ça? »
  3. Pour quelque chose qui vous intéresse vraiment, mais qui est manifestement (wink wink!) trop cher : « Ouf, faut que j’y pense. » Pis là, tu te tournes vers la personne qui t’accompagne, pis tu dis : « T’as combien, toi? Moi, j’ai juste 5 piastres. » C’est dans la poche mon amie!
  4. En apprenant le prix de quelque chose de trop cher, vendu par quelqu’un de désagréable : « Ah, c’est plate………… »
  5. Un classique : « Si je prends votre machine à vapeur pour repasser les chemises, me donnez-vous ces boucles d’oreilles là? »

N’hésitez pas à offrir des cadeaux qui proviennent des puces!

Y a tellement de beaux trucs aux puces, que plusieurs méritent d’être offerts en cadeaux : une belle pièce de vaisselle, un collier de perles, des couteaux Laguiole, une petite lampe. Des petits cadeaux qui coûtent pas cher et qui sont souvent tellement plus beaux que les articles du commerce.

Toujours visiter le même marché aux puces?

Why not gélinotte ! Y’a plusieurs avantages à toujours visiter le même endroit.

  1. Tu viens qu’à connaître les commerçants réguliers. Tu apprends vite qui vend trop cher, qui n’a jamais de nouvelles affaires, qui renouvelle sa marchandise, qui est un véritable passionné des choses qu’il vend et qui, conséquemment, te refilera jamais rien de mauvaise qualité.
  2. Tu sais quel commerçant est là pour une fin de semaine seulement. Ça, c’est mes tables préférées! Ventes de garage, de débarras, de déménagement, de décès. Olé!
  3. Accessoirement, tu peux te faire des amis.

Comment s’habiller?

Pas en manteau de vison, pas en Chanel, ni en Armani, ni en rien de ce qui pourrait vous donner l’air snob. Ça va à l’encontre de l’esprit des puces : un lieu zen et attachant où il fait bon déambuler en toute simplicité.

Ha! Et portez donc un chapeau. Le soleil tape dans les endroits où y’a plus de place pour des tables, moins de place pour des arbres.

Mes crépus, vous voilà outillés pour faire face aux puces!

LOVE xox

jadealexe

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