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Boucler bagages pour l’inconnu – Par Mélanie

Cette semaine, la décoration n’est pas au menu. Le thème du voyage y sera plutôt abordé. Oui, oui, je couvre aussi ce volet dans mes articles, à mon grand bonheur! Le 8 avril dernier, j’ai ressorti mon sac à dos et mon passeport pour repartir à la rencontre de l’inconnu. Il y a quelques années, j’ai effectué un séjour en Thaïlande et je m’étais juré que je reviendrais mettre les pieds dans les environs. Promesse tenue, l’Asie sera ma terre d’accueil pour les deux prochains mois pour le meilleur et pour le pire. Cette fois-ci, je vais poser mon sac dans trois pays, soit le Laos, le Vietnam et l’Indonésie. Pour la découverte du Laos et de l’Indonésie, je serai en solo et mon copain sera à mes côtés pour le Vietnam. Au cours des prochaines semaines, je vous partagerai les beautés, les étrangetés et les coutumes de ces 3 différents endroits. Je vous donnerai aussi un regard sur la vie de backpackers, riche en expériences et en rencontres internationales.

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Décider de partir vers l’inconnu peut être rebutant. Juste le mot peut en effrayer plusieurs et avec raison. On ne sait jamais ce qu’il peut nous réserver. Il nous force à sortir de notre zone de confort. Il est l’antithèse de la routine qui est si sécurisante, mais qui peut aussi tuer à petit feu si on la laisse tracer notre chemin sans même vouloir la bousculer. Laisser celle-ci de côté pendant quelque temps pour se tourner vers autre chose est selon moi bénéfique pour nous aider à grandir, à ouvrir nos horizons et parfois, pour se retrouver.

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Mon périple débute au Laos, perle de l’Indochine qui a ouvert ses portes que depuis quelques années. Plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi j’ai décidé d’aller dans ce pays moins « commun », un peu en retrait du monde. Eh bien, tout simplement parce que j’étais à la recherche de l’authenticité et ce terme qualifie assez bien le pays. Je voulais m’en mettre plein la vue, m’émerveiller comme un enfant, m’offrir une expérience nouvelle et goûter à autre chose. Bref, assouvir ma soif pour la découverte et la nouveauté.

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Les paysages que j’ai vus en photos, l’histoire et les récits de voyage racontés par des filles qui y sont allées avec qui j’ai été mise en contact, m’ont séduite. Sans oublier que le Laos est sécuritaire pour voyager seule et il est relativement simple de s’organiser par soi-même à travers le pays. Au moment où je vous écris cet article, j’y suis depuis 6 jours et je peux déjà affirmer que je suis loin de regretter mon choix tout comme plusieurs backpackers que j’ai rencontrés. La cerise sur le sundae est qu’au cours de mon séjour, les festivités du Nouvel An, nommé aussi la fête de Pi Mai, ont lieu. Tout le pays est en fête pour une semaine. Les sourires, l’eau, la musique et l’alcool coulent à flots. Les Laotiens ont vraiment le sens de la fête et n’hésitent pas à nous inclure dans leur délire.

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Jusque là tout semble bien beau, mais m’y rendre fut quand même du sport puisqu’atterrir au Laos coûte un bras et comme j’ai besoin des deux, j’ai opté pour atterrir à Bangkok, en Thaïlande, le pays voisin. En fait, Bangkok est un des endroits les moins chers pour les vols internationaux en Asie. Il suffit par la suite de prendre soit un petit vol, un bus ou un train selon ce qui est possible de faire en fonction de la destination souhaitée. Et comme je l’ai mentionné plus tôt, le Nouvel An est célébré dans plusieurs pays, pas seulement au Laos, donc beaucoup de touristes asiatiques. Résultat, plusieurs millions de personnes utilisent les transports et remplissent les hôtels à mon grand désarroi et évidemment les prix sont en fonction de la demande. Je n’avais pas prévu cette problématique puisque j’avais lu que le Nouvel An se déroulait du 14 au 16 avril. J’étais loin de m’imaginer que les festivités et les vacances débutaient plus tôt et se terminaient plus tard et qu’il n’y avait pas que le Laos qui avait ce calendrier.

Donc, arrivée à la gare de train après une vingtaine d’heures de vol avec le décalage horaire dans le corps et un 40 degrés sur le thermomètre, on m’annonce qu’il n’y a plus aucun billet pour les deux prochains jours pour le train de nuit qui devait m’amener à destination. Même scénario pour les bus. Il ne me restait plus qu’à trouver un vol à trois fois le prix… Super! Je me suis dit, ça y est, l’aventure commence, mais pas trop dans la direction que j’avais souhaitée! En sortant de la gare, une Thaïlandaise est venue à ma rencontre voyant que je semblais être à la recherche de quelque chose. Elle avait vu juste. Je cherchais un réseau WiFi pour me booker un vol puisqu’à la gare, tout était complet. Avec un grand sourire, elle m’a répondu de la suivre pour voir si l’agence de voyages se trouvant de l’autre côté de la rue ne pouvait pas user de leurs contacts pour me trouver un billet de train. Elle avait vu juste pour une deuxième fois. Merci encore à cette inconnue! L’agent sur place a effectivement effectué quelques appels et m’a finalement trouvé un billet qu’il m’a évidemment vendu le double du prix sachant que je n’avais pas trop le choix. Ah les thaïlandais! Mais bon, c’était tout de même meilleur marché que l’avion, donc j’ai acheté le soi-disant dernier billet.

D’autres péripéties plus ou moins agréables se sont ajoutées à la liste, mais malgré celles-ci, ça en vaut la chandelle et ça fait partie de l’aventure après tout. Enfin, l’inconnu ne doit pas seulement être associé au danger et à la peur. J’ai lu à quelques reprises, d’auteurs différents, que derrière chaque grande peur, se cache un désir. Si un de vos désirs est d’aller voir ce qui se passe ailleurs dans le monde, je vous invite à me lire les vendredis. La semaine prochaine, je vous ferai voyager à travers le Laos!

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