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La crue des hormones – Par Émilie Ouellet (POP-UP)

C’est officiel, c’est le printemps. La neige n’est plus, les arbres verdissent, des effluves de dépotoir embaument les rues de Montréal et mes hormones ont dégelé ! C’est littéralement la crue des eaux.

Mise en contexte/Chronologie des évènements :

Janvier : Rupture épique – Je suis loser

Février : Braillage intensif – Je suis loser

Mars : Braillage intermittent – Je suis loser

Avril : Illumination – Il est loser

Cela nous amène donc en mai. Il fait beau, c’est ma fête et j’ovule. Et j’ai clairement sous-estimé la puissance de ce cocktail d’évènements. Sans m’en rendre compte, en environ 1 semaine, je me suis retrouvée au cœur d’une grandiose épopée amoureuse (as known as : être sur le radar et espérer tant que possible de ne pas faire pire que le dernier dude).

Well… Facile à dire, mais je suis faible. Terriblement faible. Je scanne officiellement tous les hommes que je rencontre. Partout. TOUT le temps. Dans le métro, dans le trafic, à l’épicerie, au restaurant. Je refuse toutes les propositions de sorties qui n’impliqueraient que des femmes et/ou des amis gais. Je me surprends à zyeuter tout ce qui est masculin : le jeune Amigo de 25 ans que j’ai lifté jusqu’à Québec, l’ébéniste qui travaille pour moi et le beau mec qui m’a collé l’arrière-train dans le trafic du pont Champlain – « Hey fille! C’est pas comme si le gars allait sortir de son char pour te demander ton numéro! ». Même le gars sur Tinder qui fait la pose à côté de la statue de Céline me fait de l’œil. Bref, je suis une vraie girouette !

Après mûre réflexion, j’en suis finalement venue à élaborer une théorie sur le sujet qui nous concerne ici et qui s’explique par la formule mathématique scientifique approximative suivante :

Emilie_20mai_01

Ou, pour la population non-scientifique :

Hausse de Température + Ovulation + Gars en bottes capées qui peut me gosser un Îlot de cuisine en 20 minutes = Fille beaucoup trop vulnérable pour être laissée sans surveillance.

Je n’ai plus de jugement. Mère nature m’a signifié que nous sommes en période de rut et je dois désormais assurer la survie de mon espèce. Je suis la proie de mes hormones. Je suis une victime.

Alors tel le fox terrier Rox qui traque le renard Rouky, j’ai décidé de me laisser aller à mes instincts de chasse. Et puisque j’ai perdu la trace du beau conducteur de la Soul-Kia rouge à la sortie Île des sœurs, je dois désormais me trouver un projet plus réaliste.

Objectif : Obtenir un rendez-vous avec mon ébéniste. Parce que j’aimerais ben ça partager mon love seat avec quelqu’un cet été. Pis parce que j’ai des tablettes à faire installer, t’sais!

2 thoughts on “La crue des hormones – Par Émilie Ouellet (POP-UP)

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