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À quand l’ouverture d’esprit? – Par Marie-Pier

Il suffit d’un regard et d’une seconde pour juger quelqu’un, sans même apprendre à le connaître. On va se le dire, même si on ne veut pas, il arrive à tout le monde de juger les autres. Puis, quand une personne se fait toujours juger sur la même facette de sa vie, et bien elle reste avec cette étiquette. J’ai donc décidé de vous faire un top 3 des préjugés qui me font le plus rager dans la vie, sans ordre d’importance.

  1. Les fameux « importés »

First, quand quelqu’un utilise ce terme au lieu d’immigrant, j’ai juste le goût d’exporter cette personne dans une boîte sur un cargo. Ça dépend sur quel ton tu le dis surtout! Les hommes d’origine arabe ne sont pas tous des batteurs de femmes, ni des poseurs de bombes. Les noirs ne sont pas tous lâches, ils ne vivent juste pas sur un beat de vie de fou, à courir à longueur de journée comme nous.  Les peuples autochtones (je sais que ce ne sont pas des immigrants, ils étaient là bien avant nous) ne sont pas des peuples de toxicomanes. Oui, il y a des problématiques bien particulières et généralisées dans certaines réserves amérindiennes, mais ce n’est pas parce qu’ils sont autochtones qu’ils sont automatiquement des fauteurs de trouble sans avenir. Bref, name it, il y a plusieurs autres préjugés sur les ethnies.

  1. Les personnes tatouées/percées

Bon, c’est peut-être parce que je suis tatouée et percée que ça me fâche un peu plus. L’autre jour, un homme à mon travail m’a demandé pourquoi j’avais décidé d’avoir des tatouages et des perçages corporels. C’est de l’art, un style, j’aime ça. Non, ils n’ont pas tous une signification, mais c’est ça pis c’est toute! Je les assume très bien mes tattoos, puis je ne serai pas une moins bonne intervenante sociale pour autant, comme je ne suis pas une moins bonne préposée aux bénéficiaires en ce moment à cause de ça. Il me dit alors : c’est comme si on élisait un premier ministre full tatoué, ce serait un peu contradictoire de le laisser gérer le pays avec l’image qu’il projette non? NON! S’il a de bonnes valeurs et de beaux projets pour notre société, je vais lui donner ma confiance. Why not? C’est là que je me suis fait regarder avec une face de monsieur outré.

  1. Les troubles de santé mentale ou les déficiences

Il y a des gens qui pensent que les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale ou de déficience devraient être enfermées. Par contre, à cause de la politique de désinstitutionnalisation au Québec, beaucoup d’anciens psychiatrisés se sont retrouvés dans les rues par manque de ressources alternatives. Qu’est-ce qui est le mieux? Je crois que les gens manquent juste de connaissances et ne sont pas ouverts d’esprit. C’est comme ceux qui pensent qu’une personne dépressive est juste lâche et qu’elle part en congé de maladie pour avoir des vacances. On va se le dire, certains employés abusent du système et ne sont pas réellement malades, mais la dépression touche beaucoup plus de personnes qu’on le pense.

Finalement, plus j’écrivais et plus j’avais d’autres préjugés qui me venaient en tête, mais ça reste mon top 3. Maintenant que ma petite montée de lait est terminée, chers lecteurs, quel est votre top 3 à vous?

maripiermarie-claude

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