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Comment je me suis réconciliée avec le camping – Par Émilie Hamon

L’autre jour, on m’a demandé si je voulais participer à un week-end de camping. Beaucoup de gens auraient fort probablement été hyper excités par le projet, mais moi, l’angoisse m’a pogné. Solide.

La dernière fois que j’ai fait du camping, c’était sous le déluge total, avec un équipement des plus inadéquats (lire : le matelas flottait sur deux pouces d’eau chaque matin), dans un terrain loin d’être boisé situé à 50 mètres de la voie ferrée. Bonjour, la semaine idyllique.

L’angoisse m’a aussi pogné parce qu’un des plans inclus dans le week-end était de faire du rafting et je sais pas pourquoi, mais tout le monde a une histoire de rafting qui implique la quasi-noyade d’une personne pour cause, entre autres, d’être resté pris en-dessous du bateau après qu’un guide beaucoup trop enthousiaste ait volontairement fait chavirer le bateau. Je sais, je l’ai vécu.

Donc, non, ma première réaction n’a pas été constituée d’émotions constructives. Par contre, dans ces moments-là, y’a toujours une maudite citation tirée d’un film de filles qui vient changer la donne. Mes amis peuvent aujourd’hui remercier Hilary Duff et Une aventure de Cendrillon.

7 JUILLET_EMILIE HAMON_PHOTO 1

Ça fait que j’ai pris mon courage à deux mains pis on est partis en weekend dans les bois. Là, faut que je vous dise que j’ai vraiment trippé.

Premièrement, on s’est rendus à Cime Aventures, un centre de villégiature sur la rivière Bonaventure qui est reconnue pour sa limpidité et comme étant une des plus agréables à canoter en Amérique du Nord. Je me suis sentie bin hot… encore plus quand j’ai appris que Patrick Huard et Anik Jean avaient célébré leurs noces là. Yes, ma’am! 

Arrivés là, y’avait pas grand monde (pour ne pas dire personne) dû au début de la saison. Je me suis sentie comme Paris Hilton dans le penthouse du George V à Paris. En sortant du camion, j’ai vu un petit village de tipis (je dois vous dire que le fait qu’on m’avait dit qu’on ne coucherait pas dans une tente avait pesé dans la balance). On nous a remis une clé, pis là, j’ai eu un moment d’émotion.

Trop cuuuuuute! Un tipi en toile, bien entretenu, avec son plancher de bois, ses quatre lits, son poêle à bois, sa porte coulissante avec vue sur la rivière. Mes craintes se sont envolées. J’ai dormi comme une princesse.

7 JUILLET_EMILIE HAMON_PHOTO 2

C’était parfait, parce que le lendemain, faisait pas chaud pis encore moins une fois venu le temps de descendre la rivière. Une fois bien vêtus de nos wetsuits, on a choisi de descendre la rivière en radeau pneumatique pratiquement inchavirable (l’invention la plus intelligente après la roue). C’est en fait une descente d’environ deux heures et demie (niveau débutant pour moi, s’il-vous-plaît). Pas mal certaine que certains auraient souhaité un peu plus d’action, mais moi, j’étais aux anges.

Après la journée de plein air, y’a un souper gastronomique qui nous attendait… pis du vin. Je suis retournée me couchée dans mon tipi, bin tipsy, mais surtout réconciliée avec ce que je considérais jusqu’ici comme l’infâme camping.

Sérieusement, si vous vous cherchez un endroit où prendre des vacances cet été, gênez-vous vraiment pas pour aller faire un tour chez Cime Aventures. En plus, vous aurez tout le loisir de découvrir la Baie-des-Chaleurs un coup parti! C’est pour vous, mais vous pourriez être séduits…

Emiliehamonrondsarah

Crédits photo
Couverture : Dylan Page Photo
Photo 1 : tumblr.com – quotesforthecrazy
Photo 2 : Photo personnelle

3 thoughts on “Comment je me suis réconciliée avec le camping – Par Émilie Hamon

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