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Histoires de cul – Par Cristina

3 juillet 2015

Sur la page Facebook des Crépues :

Cristina : Eille, les filles, j’ai le goût d’écrire une nouvelle érotique pour mon prochain texte. T’sais, quelque chose d’estival, pas de fisting, ni de tantrismo-sodo-trash, t’sais quelque chose de beau pis de ‪#‎summerlove. Ça vous irait?

Émilie : Go for it!

Cristina : Alright, je vous ponds de quoi pour le 12.

Mary Lynn : Ouiiiiiii!

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Et me voici, victime de mes élans imprévisibles de littéraire à la petite semaine. Écrire du cul… qui sonnerait comme l’été. J’en ai lu des livres érotiques, plus souvent mauvais, même risibles que bons. Du Harlequin au son du saxophone et d’Eduardo à chemise blanche bouffante ouverte sur son torse musclé et ruisselant. De l’Anastasia Steele qui se fait « emboufter »  direct dans les droits de la femme par un stalker millionnaire. De la bi curieuse qui se fait aller le gender fluid en vacances à Cape Cod. De l’Émilie et du Ovila qui regardent les chevaux le faire dans l’étable. Comment ne pas tomber dans le piège de la quétainerie? Comment éviter que ton lecteur ne pouffe de rire ou ne dégueule au lieu d’être émoustillé par tes écrits? Viarge, cela n’est pas une mince affaire. Et j’ai écouté les voix, les inspirations dans ma tête pour faire des résumés de ce que l’on trouve le plus souvent dans la « littérature » érotique. Afin de m’en affranchir, en voici des extraits de synthèse pour chacun des styles déviés.

La littérature pour les « Nicole » (lire pour les « petites madames ») :

« À peine étions nous arrivés sur la plage au soleil couchant, que je sentis son glaive me perforer le Vésuve. Au loin, le chant des mouettes faisait corps avec la symphonie des vagues venant s’échouer au pied de nos ébats. »

Le style post-grunge-Marie-Sissi-Labrèche :

« Gémir. Baiser. Montréal. Me faire enculer jusqu’au sang de peur d’être seule. À chacun de tes coups, c’est mon cœur que tu désanimes. Aimer. Jouir. Mourir. Il ne me reste plus de cigarettes. (Plogue de musique trip-hop) »

L’article scabreux dans Photo-Police-style :

« À mesure que je la fourrais, j’entendais les clapotis de sa plotte. On le faisait accotés sur mon camion Dodge Challenger 2002 que je venais de laver au chamois. Très bon état, 60 000 km au compteur. Contactez Fernand. »

La littérature pour les estivants champêtres :

« … un soir de juillet, lors de la canicule au village, où la jeune fille s’était rafraîchie près du quai, avec deux garçons. Avec cette chaleur, ses jupes de coton lui collaient à la peau. Je ne vais que me tremper les pieds, qu’elle s’était dit, assise nonchalamment au bout du quai. À peine ses chevilles touchèrent l’eau, que la fraîche lui remonta au corps. Les mèches rousses fondaient de son chignon et les perles de sueur roulaient sur sa nuque et sur sa gorge emprisonnée dans son corsage maintenant trop petit. Et des chevilles, elle se trempa jusqu’aux mollets, des mollets jusqu’aux coudes et des coudes jusqu’aux reins. Les garçons l’y joignirent, s’amusant à s’arroser, à se tirailler jusqu’au fond de l’eau et à tirer sur ce qu’il leur restait de vêtements. Elle avait trouvé l’eau bonne, avait découvert quand la camaraderie belliqueuse devient une danse qui fait battre le cœur, quand on s’étourdit au toucher. Et elle avait aimé… »

Le E. L. James style (paresse intellectuelle et mépris des lectrices style) :

« C’est à ce moment que le gars genre super expérimenté a dit à la fille totalement neuve : « Viens icitte, j’ai dit. » La fille se mordit la lèvre. Elle portait des jeans et un t-shirt. Pour démontrer avec moult raccourcis qu’ils ne sont pas de la même caste, lui ne portait que des complets. Sur mesure. Tellement serrés proche de sa poche que ça lui moulait le shaft. Ah, oui, et il est super riche en plus d’être beau pis bien amanché. Faque souvenez-vous que c’est pas grave s’ils vous abusent psychologiquement s’ils ont de l’argent. »

Le courrier des lecteurs de magazine pour hommes style :

« Cher Penthouse, j’ai toujours cru que ces histoires étaient arrangées jusqu’à ce que cette aventure incroyable m’arrive. Je rentrais chez moi alors que je surpris ma voisine flambant nue, prenant un bain de soleil dans sa cour. Son opulente poitrine attira mon regard, et elle me surprit sur le fait. Gêné, je ne dis rien. Elle m’invita à la rejoindre et s’en suivit une séance d’amour torride sans inhibition. Une fois terminé, elle retourna à son bronzage, et je repartis chez moi, fier d’un coquin secret.

– Anonyme satisfait, Portland, OR »

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En somme, beaucoup de scrap pour peu de « frétillage ». J’aurai échoué ma mission de nouvelle érotique estivale, mais je vous souhaite sincèrement de vous trouver une source de dounage à la hauteur de vos inspirations psychiques et physiques. En voici quelques pistes ICI et . Gare aux canicules, trouvez-vous un coin d’ombre, et aimez à bouche que veux-tu! Bon été XXXX

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