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L’irritant majeur de la chevalerie – Par Andrée-Anne Isabelle

Mes amis sont à des carrefours de leur vie en ce moment et se questionnent quant à leur entourage, à savoir qui garder dans le portrait et qui évincer. Cette discussion revient inlassablement au sujet des nouvelles fréquentations (qui se terminent trop souvent en déceptions amères), ou même de vieilles amitiés qui traînent sur le coin de la table et qui sont nourries plus par habitude que par réel intérêt.

On le sait, notre génération est toute à propos de « fréquentations », de « dates », de « swipe à gauche swipe à droite », bref, de tout sauf d’engagement concret et stable.  On est libres, on veut en profiter, et ceci ne se veut pas une critique cynique et désabusée — tant que tout le monde est consentant et heureux, moi j’y crois. Sauf que dans tous les termes et toutes les versions de l’amour 2.0, le même irritant revient continuellement : celui de la chevalerie. Je m’explique.

D’abord, par chevalerie, je n’entends pas une institution militaire du Moyen Âge, mais bien de hardiesse romantique.  Si tu veux que je décortique ça encore plus pour toi, ce que je veux dire en fait, c’est que t’es pas obligé de lui présenter ta mère si ça ne te convient pas, mais tu te dois tout de même d’être honnête, et tu as la permission de prendre des libertés pour le ou la faire sentir spécial-e. L’irritant de la chevalerie se résume à ceci : assume-toi dans ce que tu dis, et monte sur ton cheval blanc every now and then.

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Faut bien se comprendre. Je ne veux pas dire que qui que ce soit a besoin d’être sauvé. Non. Je ne parle pas ici d’un kidnapping à dos de cheval blanc. C’est juste qu’à mon sens, une relation/fréquentation/amitié qu’on veut voir s’en aller quelque part, il faut l’entretenir. Y’a facilement moyen de poser de beaux gestes romantiques ou d’avoir des pensées envers quelqu’un spontanément pour lui faire sentir que ton attachement est sincère. Mais on se heurte souvent, dans le processus, à cette éternelle catégorie de gens, ceux qu’on hésite à garder dans notre vie justement. Ils prennent l’autre pour acquis, promettant toutes sortes de choses qui ne se réaliseront jamais. Ils sont toujours là quand ça va bien, mais ne posent pas de questions intéressées quand ça ne va pas… Le classique grand parleur/petit faiseur.

Les grands parleurs/petits faiseurs, ce sont en fait des preneurs.  Des gens qui vont surfer sur la vague de leur charme, de leur pouvoir, de leur physique, pour prendre tout ce que tu as à leur donner, mais qui au final ne t’apporteront rien du tout. Ils sont peut-être effectivement la meilleure personne au monde pour toi, mais en manquant à ce point d’initiative, ils vont passer à côté de la plaque complètement.

En attendant de voir se transformer leurs paroles en gestes, et en attendant qu’ils trouvent le courage de leurs convictions, mon conseil pour toi, crépu-e :

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AA ♥

andreannerondemilieb

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