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Lettre à toi, l’homme à qui elle n’a jamais su reparler – Par Carolanne Boulanger

Elle ne t’a jamais dit qu’elle partait. Elle ne te l’a jamais dit et elle sait que ça a dû te faire du mal autant sinon plus que ça lui en a fait.

Elle ne pouvait pas risquer de te revoir, risquer de se perdre dans tes yeux bleus, risquer de douter. Elle a eu peur d’hésiter, tu sais. Elle a eu peur que les souvenirs prennent le dessus, que sa main dans la tienne lui fasse perdre tous ses repères.

Elle a eu peur que tu lui dises je t’aime, parce qu’elle sait que tu aurais été capable de la faire changer d’avis. Elle sait qu’elle n’aurait pas pu résister en pensant à ta façon de la regarder, de la serrer dans tes bras, de la réveiller le matin.

C’est dur pour elle de savoir que tu lui en veux. Tes amis lui ont parlé du fait que tu t’isoles toujours et que tu regardes souvent tes messages sur ton cellulaire et elle fait pareil en cachette.

Elle se sent égoïste de souffrir des conséquences de ses propres actes. Elle dit que la lâcheté et la peur ont pris le dessus, cette fois-ci.

Souvent, l’envie lui prend de te reparler. Ça fait un vide énorme. Elle aurait aimé t’expliquer, mais elle n’a pas su le faire… elle s’en veut gros comme le ciel, qu’elle dit.

À toi, l’homme à qui elle n’a jamais su reparler, elle s’excuse en silence. Parce que tu le sais, seuls ceux qui se préoccupent de toi peuvent t’entendre lorsque tu es silencieux.

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