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Libération perceptuelle – Par Noémi Otis

« Luce n’a pas de classe! », me direz-vous,

« C’est inconcevable d’avoir si peu de goût… ».

Les petites pointes sous son chandail clair

Embarrassaient légèrement ses compères…

Tout ce dégoût pour un peu de chair,

Tout ce chahut pour une simple brassière.

 

Marine n’était pas dans son lit, ce matin,

Elle préférait à ses draps, ceux d’un grand châtain.

Un peu libertine, au grand désespoir de sa mère,

Elle enchantait ses soirées en surfant sur Tinder.

C’est sûr que si c’était son frère,

Peut-être qu’on ne l’accuserait pas de mœurs légères.

 

Annabelle, au parc, arborait sa nouvelle jupe pastel,

Les passantes scrutaient bêtement ses cannes rebelles.

« Ça coûte pas cher un rasoir », criait-elles,

« Si tu te rasais un peu, tu serais belle! ».

« N’importe! », ricanait Annabelle,

« J’imagine pas si elle voyait mes aisselles!

 

Femmes, ne vous laissez pas faire,

Rien n’est vrai dans ces petits commentaires,

Pas besoin de vous créer de l’urticaire

C’est à vous-mêmes que vous devez plaire.

 

Fuck le patriarcat et ses standards ridicules.

 

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