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Un cinquième d’étudiante

Septembre 2015, je t’appréhendais.

Première rentrée scolaire à ne pas être sur les bancs d’école à temps plein. À partager mon temps entre l’étude et le travail. Trois heures par semaine à faire semblant de comprendre les insides de mes collègues de classe.

Un cours. Plus qu’un cours avant d’être diplômée. J’ai pourtant la motivation bien basse à voir ce chapitre de ma vie se clore. Au sous-sol en fait, tout près de la boîte de Lego du petit frère et en arrière de celle de camping.

Un jour, une personne m’a dit de m’atteler, puisque mes années d’études allaient sans doute être les plus belles de ma vie. Qu’apprendre quelque chose à chaque jour, utile ou pas, était tout qu’un privilège et que c’était difficile de répéter ce manège rendu sur le marché du travail. Je me souviens encore du regard que je lui avais lancé. Si elle m’avait annoncé l’apocalypse, je n’aurais pas réagi autrement. Mes cernes et moi, on n’en croyait pas une miette.

Maintenant, en tant qu’un cinquième d’étudiante, je n’en ai aucun doute. Mon aventure universitaire n’est même pas encore officiellement terminée, que la nostalgie m’envahit déjà. Café filtre douteux, yeux qui brûlent, tête sur le point d’exploser,  playlists de Songza ponctuant mes jours comme mes nuits : je m’y replongerais n’importe quand.

C’est normal d’arriver à la ligne d’arrivée et de vouloir reculer? Courir dans une autre direction et recommencer le marathon. Me spécialiser, faire un certificat ou bien une maîtrise? Pourquoi pas?

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Marie-Julie Chagnon

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