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Le coup de foudre…

Il y a le début. Là où se trouvent les papillons et les feux d’artifice, l’innocence et la déraison. Cette fois où l’on croit que ce regard, personne d’autre ne l’a jamais eu avant. On voudrait l’expliquer au monde entier, mais le monde ne comprendrait pas, c’est une histoire unique (ça, c’est dans notre tête). C’est un coup de foudre qui nous brûle le dedans, mais d’une belle façon… à condition que ça dure. S’en suivent les premières fois, malhabiles et surprenantes. Aaah ces expériences de la vie! Pis on s’y accroche parce qu’on est deux. Les projets poussent dans nos têtes rêvasseuses, avec envergure, dépourvus de sens, mais ce sont les nôtres, à nous deux, alors tout semble parfait. On s’emmitoufle dans notre univers et on se laisse emporter tellement loin que la réalité des gens autour de nous semble plus banale, alors on les laisse tomber, sans le vouloir, peu à peu, un après l’autre. Et puis vient le temps où tout ce qui monte redescend. Comme toi pis moi. Le retour à la terre fait mal. Il faut redevenir réaliste et s’avouer que la foudre nous a claqué l’cœur, cette fois-ci en oubliant son gant de velours. Puis on s’en remet, sans effacer la première fois qu’on s’est vus, la fois où nos âmes s’embrassaient même avant qu’on sache nos noms.

J’étais deux.

Il y a ce long moment pendant lequel je pensais que c’était lui. Digne d’un « Once upon a time… ». Relation fusionnelle haute en intensité, pas saine, mais ô combien passionnante. Il faut le vivre pour le comprendre, c’est un tourbillon d’émotions, et au lieu de le regarder passer, on se lance en plein dedans, pour être sûrs de ne rien manquer. On s’est fait du bien autant qu’on s’est fait du mal. Ce n’est pas conseillé, mais on apprend. Quand les sentiments sont trop forts en dedans, des fois ça sort noir : à coups de promesses non réfléchies et de mots qui blessent pour mieux être soignés. Puis on se précipite sur les étapes de notre couple, parce qu’en courant comme des fous, on ne prend pas le temps de s’arrêter, sachant trop bien qu’un arrêt impliquerait la fin du trajet. On s’aime… mal, on a besoin de l’autre, on se hait, on pleure, on crie, on se fait chier pis on le dit. Vient le temps où c’est une question de survie, faut sortir de là. Trois années ont passé et on réussit à ne plus se faire de mal, parce qu’on n’a plus besoin l’un de l’autre. Enfin.

J’étais deux.

Et il y a maintenant. Ce maintenant où l’on croit pouvoir s’amouracher d’un homme d’une façon saine et équilibrée. Aimer léger, sans trop de flafla. Puis l’insécurité frappe à la porte du cœur en rappelant les barrières qu’on a mises tout autour au fil du temps. Barrières qui protègent des blessures causées par l’amour. Mais j’ai oublié un truc… qui se protège de l’abandon n’a pas accès au revers de sa médaille. On a le shake, mais on y va. On commence à enlever les vis qui tapissent la barrière de notre cœur et on la laisse tomber, tranquillement. On fait ça pour celui pour lequel il vaudra la peine de risquer notre p’tit cœur clean.

Je suis une. Toute une. Ici et maintenant.

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Par Cindy Roy

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