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Se mettre en action : meilleure manière d’être créatif

Mettre ses sens en mouvement, les pousser à créer – car c’est bien ce qu’ils font, ils créent un mouvement – engendre nos autres sens à créer à leur tour. Quand je sentais que je commençais à douter de moi, de mes projets (car je suis atteinte du syndrome d’insatisfaction chronique due à un besoin de perfection pathologique), j’allais courir. Le hip-hop bien coincé dans mes oreilles – j’adore Eminem et sa bande, qu’est-ce que j’y peux? – et mon corps en mouvement qui se dépasse, qui surpasse la douleur, la fatigue, le froid, tout ça à la fois, ça crée un effet spécial à l’intérieur de moi. C’est comme si mes sens parlaient à mon imagination en disant : « Regarde, on bouge, on crée, on est en action, toi aussi tu peux en faire autant! »

Je crois foncièrement que l’imagination découle de notre sixième sens, de notre intuition. L’imagination est souvent négligée, car contrairement aux cinq sens, l’intuition ne lui procure aucune mesure vérifiable. Du moins pas à ma connaissance.

Notre odorat peut être validé par celui d’un autre : « Ça sent le bacon, non? »
Notre vue aussi. Il y a même les opticiens pour ça.
Notre ouïe, certainement. Bon, certaines filles trouvent que leur copain le rentabilise peu, mais gardons ça pour un autre article.
Le toucher. Tous les enfants qui ont déjà posé leur main sur un poêle encore chaud peuvent témoigner conjointement que la sensation qu’ils ont ressentie est similairement douloureuse.
Le goût. Je parlais du bacon plus haut. Cet aliment ne ferait pas autant fureur si nous ne pouvions pas nous entendre sur la divinité de son goût. Il y a des exceptions, des gens qui disent ne pas l’apprécier (quoique je croie plutôt à une supercherie), mais toujours est-il qu’en étant pro-bacon ou anti-bacon, nous pouvons juger son goût selon certaines bases communes et établies.

Qu’en est-il de notre imagination? Elle est notre pouvoir de création et elle doit être nourrie si on veut en tirer profit au maximum. Un être humain se doit de créer, de s’accomplir, de se réaliser afin d’avoir envie de vivre sa vie. Même si j’aime écouter Friends plus que tout au monde (non, quinze ans plus tard, je ne m’en remettrai jamais), à la fin de deux épisodes, j’ai besoin de bouger, de faire quelque chose. C’est parce qu’on existe pour remplir plusieurs mandats, dont celui de créer. Parfois ça peut être difficile de savoir comment canaliser son pouvoir créatif. C’est parce qu’il y a mille et une manières de le faire. Créer, ce n’est pas nécessairement aller au Crackpot Café en famille par un samedi après-midi pluvieux. Ça emprunte plusieurs voies différentes. Créer, c’est exprimer quelque chose qui naît au fond de soi-même.

Notre imagination peut être affaiblie si elle est peu sollicitée. Bon, je parle pour moi, je n’ai pas encore fait d’étude sur le sujet. Ne l’attendez pas, je ne la ferai jamais, mais mon expérience personnelle s’est révélée assez concluante : moins mon corps bouge, moins mon esprit crée. J’adore écrire – vous l’aurez deviné –, je viens d’envoyer le manuscrit de mon premier roman à quelques maisons d’édition.

Il arrive que, peu importe la motivation avec laquelle on commence un projet, elle en vienne à manquer. Je ne crois pas que ce soit nécessairement signe d’un manque de volonté. C’est parce que les doutes, ils s’acharnent bien souvent. Mon remède quand je sens que ma motivation perd de son souffle : aller courir. Sentir que mon corps dépasse ses limites fait réaliser à mon esprit qu’il peut en faire autant. Donc le seul conseil que j’ai à te donner, toi qui as un rêve, mais parfois encore plus de doutes : utilise ton corps pour prouver à ton esprit ce dont il est capable. Il suivra.

Par Amélie Abraham

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