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Un mois sans alcool : la dernière mode?

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Ma petite Crêpe, tu te promènes, de cocktails en partys de bureau, de soupers arrosés en soirées échangistes, et de plus en plus, quand vient le temps de trinquer ou de remplir les verres, une voix s’élève et dit : « Pas pour moi, je fais un mois sans alcool ». Snobisme, alcoolisme-en-repentir, ou nouvelle tendance?

Apparemment que la mode aurait commencé avec la Fondation Jean Lapointe, maison célèbre du rehab québécois où l’on est passionnément engagé dans la lutte à la toxicomanie. On invite les gens à relever les défis du mois sans boisson (originalement le mois de février — ouf, au moins c’est le plus court de l’année) pour toutes sortes de raisons : personnelles, en soutien à un proche, pour cesser de se scrapper le foie, mais surtout pour ramasser des fonds pour venir en aide aux jeunes et faire de la sensibilisation sur la toxicomanie auprès d’eux. La boisson, c’est de la toxicomanie.

Tout ça pour dire que, la mode est lancée : on se ferme le robinet pendant quatre semaines pour mieux recommencer après. Ça avait l’air plate à mort et suicidaire comme plan, faque j’ai décidé de le faire.

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JOUR 1 : L’acceptation à plat ventre.

83 % des gens que je connais qui ont starté un mois sans boisson, c’est suite à une crisse de grosse brosse sale. Tsé, une pire que les autres, une salissante, une épouvantable, une tueuse, une accident-en-motorisé, une monsterspectacular. Donc, le jour 1, pas trop pire, ton foie te fait hurler dans la cuvette des toilettes, t’as mal partout, t’as une liste de monde à appeler pour t’excuser de la veille, t’as troué tes bas collants, la dernière affaire que t’as envie de faire c’est de boire un verre. Niveau de difficulté : mucho fafa bébé.

JOUR 2 : taux de sucre qui droppe.

Tu remarques des changements dans ton sommeil, tu te réveilles en pleine nuit, tu repenses à ton plat de pâtes que t’aurais ben donc aimé accompagné d’un petit verre de Château Pétrus en regardant House of Cards, mais tsé, tu oublies vite.

JOUR 3 : le sevrage.

L’alcool qui circulait dans ton sang et qui te rendait parlable avec le monde évacue ton corps et ton esprit complètement. La lumière du jour devient plus claire, les sons deviennent plus secs, le monde t’énarve plus et tu te surprends à avoir la mèche courte sur des choses qui ne t’affectent pas habituellement. Niveau de difficulté : ne pas pouvoir dire « Hmmm le gin-tonic va être bon tantôt. »

JOUR 4 : la colère.

Là, ça suck. Tes amis boivent, tout le monde te demande pourquoi tu bois pas, les serveurs te font l’air bête quand tu annonces que tu vas rester à l’eau pendant le repas, on change tes habitudes, tu aimerais faire comme les autres et passer le temps avec une bonne Molson à quatre piasses et cinquante sous. Niveau de difficulté : ôte-toi de ma face ou je te slice en deux.

JOUR 5 : le retour à la normale.

Cinq jours. C’est ça le plus tough, ma Crêpe, les cinq premiers jours. Après ça, t’es habituée de boire des alternatives de boisson, ton entourage se fait à l’idée et te crisse patience, et toi tu t’es stabilisé l’humeur. Jours 6 à 30. De plus en plus easy.

Conclusion : c’est pas si compliqué, ça se fait par du monde. Mes conseils si tu veux le faire : trouve-toi d’autres passe-temps en partant plutôt que d’aller dans des bars ou des endroits trop imbibés. Fais des puzzles, joue aux quilles, lis des Astérix en pyjama, fais-toi des masques aux concombres. Profite de ce temps pour prendre soin de toi. Mon conseil si c’est un ou une de tes proches qui se garroche dans un mois sans alcool : laisse cette personne tranquille et n’insiste pas du pina (colada). Comme un oiseau, elle reviendra vers toi en temps venu. Bonne saison des partys!

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