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Adopter un animal : oui, mais…

Il ne faut pas acheter d’animaux en animalerie. Si vous ne lisez que le premier paragraphe de ce billet, le message aura au moins été transmis. Le phénomène tristement connu des usines à chiots (ou à chats) est un fléau dans notre province et à plusieurs autres endroits sur le globe. De nombreux reportages traitent de cette industrie horrifiante et cruelle, axée sur le profit et la reproduction de masse, alors que des animaux souffrent un martyre immonde pour répondre à la demande. Ils sont élevés dans des conditions barbares, à angoisser dans de minuscules cages, à tremper dans leurs excréments en aboyant à l’aide, manquant cruellement de nourriture et d’eau. Les femelles sont enfermées avec des mâles, et mettent bas à chaque chaleur malgré les blessures, les carences, l’épuisement…

Oui, le portrait est dramatique, mais il n’est pas exagéré. La vérité, c’est qu’il est extrêmement difficile de savoir d’où proviennent réellement les animaux qu’on nous vend en animalerie. On n’a pas à se rendre loin dans nos recherches pour se rendre compte que, malgré des changements dans la législation au sujet des animaux de compagnie au pays, il est encore possible pour n’importe qui d’ouvrir un établissement d’élevage massif d’animaux de toutes les races imaginables. La Société protectrice des animaux (SPA) effectue de nombreuses saisies chaque année chez de prétendus éleveurs qui n’ont aucun diplôme, fournissant de faux carnets de santé et vaccinant eux-mêmes les nouveau-nés. Leurs animaux ne disposent d’aucun soin et sont souvent très mal en point, tout cela en vue d’en tirer un profit plus intéressant.

adopter un chien

J’ai souvent entendu des gens dire : « Je sais qu’il ne faut pas acheter d’animaux à l’animalerie, mais il fallait tout de même lui sauver la vie, il faisait tellement pitié derrière les barreaux de sa cage! » La vérité, c’est qu’il faut résister, parce qu’agir ainsi, c’est encourager directement le cycle malsain et cruel de ces usines. Il faut se montrer très méfiant parce qu’il est fréquent qu’on essaie de nous vendre des animaux de ce type de provenance sur les sites d’annonces gratuites. On essaiera de vous leurrer en présentant des photos attendrissantes et en prétendant que les chiots ou les chatons sont élevés dans des contextes « familiaux », ce qui se veut rassurant, mais se révèle la plupart du temps faux. Même chose si vous décidez d’investir dans un animal pure race chez un éleveur. Posez des questions. Visitez les lieux. Demandez à voir les carnets de santé, à connaître les parents de votre animal. Méfiez-vous de ceux qui vendent un éventail très large de races. Un éleveur sérieux sera spécialisé et s’en tiendra à un nombre très restreint de races, vous fera visiter volontiers et répondra à toutes vos questions. Les véritables amoureux des animaux n’auront aucune cachette à vous faire! La seule solution au fléau de ces adoptions aveugles, c’est de nous y sensibiliser tous ensemble.

adopter animaux

Adopter un compagnon dans un refuge est une bien meilleure solution! Ce geste responsable donne un second souffle à une vie et aide à freiner la surpopulation de certaines races. La majorité des animaux en refuge ont eu droit à un minimum d’éducation, sont opérés et vaccinés. Chaque jour, j’ai l’impression que ma chienne me remercie de l’avoir adoptée, et c’est une remarque répandue chez ceux qui ont offert une nouvelle vie à un animal. Se lier d’amitié avec un complice canin ou félin peut changer une vie, participer à l’éducation et à la sécurité de jeunes enfants ou vous faire prendre de saines habitudes de vie : marcher dehors tous les jours, socialiser avec des inconnus, vous lever tôt, dormir plus profondément… La liste des bienfaits est longue!

Cependant, il est essentiel d’adopter un animal en étant absolument certain de savoir à quoi s’attendre et de se montrer très responsable. Chaque année, au Québec, la période du déménagement (début juillet) est marquée par une vague d’abandons d’animaux, et c’est très crève-cœur à constater. Dans les refuges, on saura vous renseigner quant aux aspects suivants : le temps qu’implique une adoption, la santé, le comportement, les habitudes et le prix de leurs animaux. Comme ils les connaissent bien et qu’ils les ont examinés attentivement, ils seront en mesure de vous aider à prendre une décision éclairée basée sur votre style de vie, votre budget, et ce que vous recherchez vraiment.

adopter chien dans un refuge

Si pour une raison ou pour une autre, adopter un animal ne coordonne pas avec votre réalité, voici différentes façons d’agir tout de même pour la cause :

  • vous offrir pour promener les chiens à la SPA de votre région. En échange de votre carte d’identité, on vous prête une laisse et on vous permet d’interagir avec les chiens sur le terrain de l’établissement pour leur permettre de se délier les jambes et de socialiser!
  • signaler tout cas de violence ou d’abus dont vous pourriez être témoin à la SPA ou à directement à un service de police
  • faire preuve de vigilance et informer votre entourage de la situation des animaux en usines et en animaleries
  • signaler aux sites de petites annonces des vendeurs louches que vous suspectez.

Sachez que l’amour sur quatre pattes est le plus sincère qui soit! Je vous souhaite ce coup de foudre du plus profond de mon cœur.

AA ♥

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Sources :

Émission Enquête (reportage sur les usines à chiots)

SPCA

Protégez-Vous

Petfinder

Anima-Québec

2 thoughts on “Adopter un animal : oui, mais…

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