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Ras-le-bol de l’obsolescence programmée

Il est rare que je m’indigne contre quelque chose. Je choisis habituellement mes combats, mais j’en deviens rapidement blasée. Souvent parce que j’ai l’impression que chialer ou me révolter contre des phénomènes de société ne change rien, au final, et gruge inutilement mon énergie positive (ma précieuse et fragile). Aujourd’hui, je fais exception à la règle puisque j’ai la conviction qu’amener une piste de réflexion au sujet de l’obsolescence programmée peut piquer votre curiosité et vous donner le goût d’en apprendre davantage à ce sujet.

Être bien informé, c’est ce qui nous pousse inévitablement à faire des choix éclairés quand vient le temps d’acheter un bien de consommation.

Concrètement, l’obsolescence programmée possède deux tactiques très efficaces.

1/ La durée de vie des objets

Celle qui nous oblige contre notre gré à remplacer notre iPhone désuet devenu trop lent en partie à cause des nouvelles mises à jour que l’on a installées. Il faut dire qu’on n’a pas vraiment le choix, lorsque plusieurs applications fonctionnent SEULEMENT avec le nouveau système d’exploitation. Bien sûr, certains (dont moi) essaient encore de l’endurer… Mais ça devient vite frustrant. Ah et puis, l’écran qui est un peu abimé. T’sais, c’est fragile ces petites bêtes-là.

Des exemples comme ceux-ci, il y en a des tonnes. D’ailleurs, l’enjeu ne date pas d’hier. Tout cela a débuté dans les années 30 afin d’aider à stimuler l’économie pendant la crise. Le premier objet victime de cette arnaque fut l’indispensable ampoule électrique. Pour en savoir plus, c’est ICI.

La deuxième tactique et non la moindre est bien évidemment :

2/ La mode

Pour continuer dans le même ordre d’idées, la mode est celle qui nous donne plus qu’envie d’acquérir le nouveau iPhone teeeeellement plus beau, teeeeellement plus shiny et teeeeellement plus performant (puisque compatible avec lesdites mises à jour).

Maintenant, on fait quoi lorsqu’on s’introspecte un minimum et que l’on prend  conscience de tout ça? L’obsolescence programmée existe depuis si longtemps. Elle est devenue omniprésente voir NORMALE dans notre quotidien. Elle est aussi la façon de survivre au fil du temps, pour beaucoup d’entreprises. Si bien qu’il devient facile de faire l’autruche et de ne pas y accorder tellement d’importance.

Je vous recommande ce superbe article qui aborde le slow made, ce mouvement auquel j’essaie d’adhérer le plus possible. Il y est notamment question de retrouver nos bonnes valeurs et notre intelligence en matière de consommation. Les compagnies en elles-mêmes ont une grande part de responsabilités dans le phénomène de l’obsolescence planifiée. Nous ne pouvons cependant pas les mettre toutes dans le même panier. C’est aussi à nous, consommateurs (avertis), de prioriser les entreprises dont les valeurs nous rejoignent, en analysant, par exemple, la durabilité des produits, leur qualité de fabrication, leur empreinte environnementale, le traitement de leurs employés, leur garantie de satisfaction, etc.

Nous sommes peut-être bien petits, à côté de l’énormité qu’est l’obsolescence programmée de notre société de consommation. Mais sans être utopique, le moins qu’on puisse faire c’est de choisir intelligemment à qui on donne notre argent.

Je pense que nous sommes tous victimes et responsables à la fois. Nos habitudes de vie entraînent beaucoup de conséquences néfastes à long terme. On n’arrêtera pas d’acheter du jour au lendemain ni de polluer avec les déchets qui en découlent. Pour limiter les dégâts, une partie de la solution réside dans notre prise de conscience et nos choix personnels.

Est-ce un réel besoin, que d’avoir autant de vêtements, d’appareils technologiques et de tous les autres cossins qui ornent notre quotidien?

caroleanneroyrondcatherine-jodoin

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