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Retour sur la grande décision de Burberry

Le 5 février dernier, Burberry, le big de la mode britannique avec des revenus de 2,21 milliards de dollars, a affirmé qu’il renonçait au calendrier assidu des Fashion Weeks passant de quatre présences à deux par année.

Christopher Bailey
Christopher Bailey, directeur de la création et directeur général du groupe

La présentation des collections printemps-été se fera désormais en février tandis que celle des collections automne-hiver se tiendra en septembre. Afin de maximiser le plus possible ses présences, Burberry présentera des défilés mixtes.

Burberry
Crédit photo :  Ian Gavan/Getty Images

Est-ce une bonne ou une mauvaise affaire? C’est sûr que le monde de la mode va être bousculé un tantinet par cette nouvelle stratégie. Burberry est le premier à renoncer au calendrier classique instauré depuis des dizaines d’années. Pour ma part, je suis en total accord avec cette décision.

Pourquoi? Si je me mets dans la peau de Karl Lagerfeld… admettons. Lol! Clairement, je voudrais voir défiler mes collections sur les podiums. Une présence est primordiale. Mais jusqu’à quel point?

J’ai lu un article super pertinent sur les coûts des Fashion Weeks. Lisez-le ICI.

De 30 000 à 1 million d’euros, c’est le prix que doivent payer les designers et les maisons de haute couture pour prendre part à une Fashion Week. C’est des gros bidous. Ça vaut tu vraiment le coût? Surtout dans le monde dans lequel on vit où on consomme du « j’aime, j’achète sur le champ ».

On le sait tous que les collections ne sont pas dispo immédiatement après les Fashion Weeks. Une attente de six mois est requise. Pour une seconde fois, Burberry a su être avant-gardiste. En plus de cette annonce, il a également confirmé que ses collections allaient être disponibles aussitôt le défilé terminé. C’est tu pas merveilleux ça?

Quel sera l’impact de ce changement? OK, là, on parle de Burberry… Mais si tout un chacun se dirigeait vers cette stratégie, les H&M, Forever 21 et autres bannières du genre de ce monde devraient se doter de talentueux créateurs et designers. Je ne dis pas que ceux qui sont présents en ce moment ne sont pas bons. Ils n’auront juste plus la chance de copier les grands designers. Le voyeurisme ne sera plus une option. Ces grandes bannières n’auront aucunement le choix d’innover.

Les copies sont tellement présentes, et je trouve ça ben plate. Oui, je suis une fashonista qui frôle la maladie, je le sais et je m’assume (peut-être pas mon portefeuille). Si je décide de ramasser mes sous pour m’acheter un sac Céline, c’est un Céline que je veux, pas un en cuirette qui me toffera pas une semaine.

Je crois que la possibilité de se procurer la collection immédiatement après le défilé aura une belle conséquence. L’attente n’y sera plus. On le voit, on l’aime, on l’achète. Le fait d’acheter maintenant, et pas dans six mois, permet de profiter du produit avant qu’il ne soit déjà out et qu’un nouveau besoin se crée avec l’arrivée d’un nouveau défilé six mois plus tard.

Burberry

Lisez ICI les réactions de certains designers québécois dans un article de Marie-Claude Lortie, publié sur LaPresse.ca.

Vous, les Crépus, vous en pensez quoi?

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