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Parce qu’un time out, c’est mieux qu’un knocked out!

Autant dans les relations coups de poing que dans celles qui sont empreintes d’une douceur enviable, il arrive qu’on s’accroche et qu’on s’écorche. Les conflits peuvent être petits ou gros, ils vont et viennent, il y en aura toujours. L’important, c’est de ne pas leur donner trop d’importance. C’est plus constructif de mettre l’accent sur la solution que de sauter pieds joints dans une tempête qui risque de causer, au désespoir des deux parties, des dommages irréparables.

Il y a des mots qui trouvent le chemin de notre bouche et qui ne le devraient jamais. Ça arrive trop souvent que les mots que l’on prononce ne soient pas connectés à notre cœur, mais plutôt à une rage passagère, à notre ego ou à notre orgueil. Le souci : on ne peut pas ravaler l’écho des mots qui ont déjà résonné aux oreilles de l’autre. C’est la raison principale pour laquelle il faut soigner la sélection de nos paroles.

C’est bien beau la théorie, mais dans la pratique, une vraie chicane, c’est pas toujours un échange digne de la haute diplomatie. J’ai joué sur ce terrain glissant de m’époumoner à lui crier mes sentiments. Outch. La puissance de la voix n’a pas toujours été équivalente à la puissance du désespoir que j’avais de ne pas être capable de lui faire comprendre ce qui me faisait mal. Le pire dans ce jeu-là, c’est que ça ne va jamais mieux.

Dans toute relation saine, je crois qu’il est bénéfique de se faire un code de time out. Lorsqu’une guerre ou une p’tite fight est sur le point de débuter, on ne drop pas les gants, on va chacun dans notre coin. Ce n’est pas un désir de fuir la raison initiale du conflit, c’est de l’intelligence pure. On gaspille trop de salive à dire des choses que l’on ne pense pas vraiment. J’ai toujours cru que les yeux en disaient davantage.

Il faudrait aussi penser à résorber cette fâcheuse tendance à vouloir avoir le dernier mot, comme si l’enjeu n’était pas la relation, mais bien la capacité à argumenter. Le jour où cette soif d’avoir le pouvoir sur l’autre s’estompe, tout devient beaucoup plus simple. L’objectif devient de trouver une solution, et plus d’être au cœur d’une tempête.

La valeur des mots doux est certes importante, mais les mots durs peuvent vraiment fesser fort et écorcher le cœur. L’important dans tout cela c’est de vous trouver des p’tits trucs de complices afin d’éviter de vous laisser aller à la dérive sur une rivière de mots que vous n’auriez jamais osé prononcer sans la colère, en regardant l’autre droit dans les yeux.

Je repense encore aux mots qu’on s’est dits quand tu viens me hanter une fois de temps à autre. On n’était pas mieux l’un que l’autre. Avec le temps et la sagesse, je repense à tout ça et je me dis que j’avais la soif du dernier mot. T’avais pas besoin de ça, tu savais déjà très bien que j’avais un sens de la répartie hors du commun. À la place de se regarder dans le blanc des yeux et de se dire time out, on a sauté pieds joints dans une tempête qui a causé, au désespoir des deux parties, des dommages irréparables.

Par Cindy Roy

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