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La folie Chelsea

Reine de la mauvaise foi et du sarcasme, politiquement incorrecte et impertinente, aussi incorrigible qu’arrogante, Chelsea Handler se fait connaître comme humoriste avant de devenir un véritable phénomène culturel grâce à son talk-show de fin de soirée, Chelsea Lately. Possédant un sens de la répartie incomparable, elle mène de front une quotidienne pendant huit ans avec des monologues hilarants, des tables rondes dégantées et des entrevues de célébrités où l’insulte fait littéralement partie de l’expérience. Pas question de chouchouter des vedettes qui gagnent des millions. Chelsea n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et, étonnamment, l’élite hollywoodienne en redemande.

 Chelsea Lately

Bien dans sa peau et toujours prête à se dénuder pour faire rire ou exploiter un double standard, rien ne semble l’arrêter. Après une brève apparition au cinéma et un after-show où elle se parodie elle-même, l’auteure à succès et productrice aguerrie nous revient avec une série documentaire hébergée par Netflix. La série en quatre épisodes, intitulée Chelsea Does, aborde le racisme, le mariage, la drogue et les technologies. Concept plus qu’intéressant pour l’autoproclamée poteuse-technophobe-ancienne-petite-amie-de-50-cent-ayant peur de l’engagement.

 Chelsea Lately

Pour l’occasion, Chelsea se rend sur le terrain afin de trouver des réponses à ses questionnements et d’approfondir les sujets mentionnés ci-haut. Elle visite donc le Pérou, afin d’expérimenter l’ayahuasca, une drogue hautement hallucinogène reconnue pour ses effets secondaires imprévisibles. Elle vivra ainsi un épisode cathartique qui lui fera revisiter des souvenirs marquants de son enfance à l’impact émotionnel inattendu.

De passage à Silicon Valley, elle développe une application capable de vous extirper de situations embarrassantes et discute avec le PDG d’Ashley Madison, un site internet facilitant les aventures extraconjugales. Dans le cadre de son investigation sur le racisme, elle s’entretient avec les parents de Walter Scott, ce jeune homme abattu à bout portant par un policier alors qu’il était non armé, et visite une plantation qui abritait autrefois des esclaves. Entre deux blagues, Handler arrive à mettre en lumière les répercussions majeures que la ségrégation raciale a pu avoir sur la culture et les stéréotypes, véhiculés encore aujourd’hui.

En plus de son approche audacieuse, des rencontres chez le psy servent de fil conducteur tout au long des épisodes. L’introspection proposée est aussi pertinente que divertissante quand vient le temps d’analyser en profondeur la thématique de l’émission.

Comme première collaboration avec Netflix, Chelsea Handler explore la façon 2.0 de faire de la télévision, alors que le streaming est un phénomène qui connaît une croissance fulgurante. D’ailleurs, l’animatrice prépare un nouveau talk-show qui bénéficiera du même traitement.

Que ce soit sur la scène, à la télé ou dans un bouquin, Chelsea Handler propose un divertissement edgy qui s’adresse à un public averti.

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