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Décider son métier à 17 ans, ou pas

« Votre métier, le choix que vous ferez sera le plus important de votre vie, ne vous trompez pas! »

Phrase dite par tous mes professeurs de secondaire 5 durant mon parcours scolaire (veuillez prendre note que plusieurs variantes de cette même phrase sont possibles).

La vérité est qu’il est impossible de se connaître assez, à cet âge, pour avoir une idée précise de ce que l’on va faire de notre vie. Pour certains, leur choix est écrit dans le ciel, mais même ceux-ci peuvent passer à travers des périodes de doutes.

Haute comme trois pommes, j’ai toujours eu une petite idée de l’endroit où je voulais me diriger une fois grande. J’ai passé à travers de nombreux choix douteux, comme la fois où je voulais être astronaute et que mon repas du midi a eu raison de moi dans le simulateur d’astronaute au Centre des sciences de Montréal, mais je suis toujours revenue à mes premiers amours.

Pourtant, c’est un tout autre choix que j’ai fait lorsqu’il fut le temps des demandes d’admission du cégep. Je n’ai pas écouté la petite voix intérieure qui me suit depuis mon enfance et j’ai décidé de suivre mon amie dans son choix, croyant que ce pourrait être une bonne option (pas du tout). Résultat : mon séjour au cégep dura une semaine, jour pour jour.

Finalement, j’ai passé à travers de nombreuses étapes avant de me retrouver là où je suis. Je sens que je suis près du but, sans toutefois pouvoir y toucher de la main. La demande d’admission à l’université étant faite, il ne reste plus qu’à savoir si ce sera la criminologie, les études littéraires ou l’enseignement secondaire en français pour moi.

J’ai appris à voir cette insécurité comme une surprise, une découverte constante de moi-même. Au fond, ne pas savoir ce que je voulais à 17 ans et toujours ne pas savoir où je serai à 20 ans, c’est ça la vie! Nous rencontrons de nouvelles personnes, nous découvrons de nouveaux centres d’intérêts, nous grandissons!

Je pense qu’il faut avant tout s’encourager à se trouver soi-même, quitte à prendre une année sabbatique si le besoin se sent, avant de s’obliger à faire des études coûte que coûte. Voyager? Pourquoi pas? Les voyages forment la jeunesse. Aller apprendre une nouvelle langue dans un endroit exotique? Ce séjour peut nous en apprendre beaucoup plus sur soi et sur ce que l’on désire. Il faut arrêter de se mettre une pression constante et prendre la vie comme elle vient.

Si je trouve mon bonheur en tant qu’enseignante au secondaire, savez-vous ce que je dirai aux étudiants? Que j’ai décidé d’apprendre à me connaître, dans un monde où tout va trop vite. Le long voyage de la découverte de soi n’a pas comme premier but la destination finale, mais bel et bien le parcours. Parce que peu importe vos choix, vous finirez toujours à l’endroit où vous devez être.

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