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Refuser d’être un robot

Les derniers mois ont été assez pesants sur le moral, et le début de la période chaude (ou presque) a laissé place à une importante remise en question chez moi. J’ai d’abord réalisé une ou deux choses qui me polluaient l’existence et qui, donc, m’empêchaient fortement d’évoluer en tant que personne. J’ai ensuite pris la décision de les balayer de ma vie (en tout cas, d’essayer). La grande importance que j’ai l’habitude d’accorder au jugement des autres est l’une d’entre elles, et clairement la principale.

soi-même
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Mon quotidien a toujours été rempli de choses que « j’aurais pu faire » ou de linge que « j’aurais pu acheter » si personne ne m’avait déconseillé de le faire, si l’opinion des autres n’avait pas été si importante. Ce serait mentir de dire qu’on s’en fout de rentrer parfaitement dans ce moule qui nous est imposé depuis toujours. On entend partout clamer haut et fort à quel point c’est beau d’être soi-même, mais la réalité, c’est que trop souvent, on est une version censurée de notre propre personne, une personnalité modifiée pour plaire aux autres, pour être dans les normes. Plus j’y pense, plus je me dis que c’est con. Être un robot, c’est con.

Au fond, on perd une grande partie de notre temps à prendre des décisions et/ou à modifier nos choix à cause de gens qui, souvent, ne respectent pas ce qu’on est initialement, de gens qui ne nous respectent donc pas réellement. Ça ne vaut pas la peine de devenir quelqu’un que l’on n’est pas afin de satisfaire des millions de personnes puisque la seule personne à qui il est réellement nécessaire de plaire, c’est d’abord et avant tout soi-même.

L’épanouissement personnel devient presque impossible si on freine nos valeurs pour les autres, si on arrête de s’affirmer et que l’on devient un mouton dans ce monde qui en compte déjà des milliers. Je souhaite qu’on ne ressente plus ce petit pincement désagréable quand quelqu’un nous dit qu’il ne trippe pas sur notre linge, ou que notre rouge à lèvres est un peu intense, mais qu’on continue plutôt à le porter et qu’on commence à s’en préoccuper un peu moins.

Dans un monde idéal, j’aimerais fort que soient détruites les barrières de l’uniformité et que l’unicité devienne la nouvelle norme. Je voudrais qu’une fois pour toutes, on soit des lumières et qu’on refuse d’être des robots.

Laurieanne TremblayMarie-Andree Caron

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