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J’espère un jour faire la paix avec mon poids

Je n’ai jamais été mince. J’ai toujours été « normale ». Moi, je me suis presque toujours trouvée ronde. Je dis presque parce qu’il y a eu certaines périodes où, bizarrement, mon poids me préoccupait moins. Mais en général, peu importe le miroir, je ne vois que ma forte poitrine, mes hanches, mes bras et ma face ronde. Les rares fois où je me trouve « pas pire », je me dis que c’est l’éclairage ou mon état d’esprit qui fait en sorte que je projette l’image d’une fille « shapée ».

poids

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours porté du medium. Quelques fois du large, parfois aussi du small (à mon grand bonheur précoce). Ça fait longtemps que j’ai compris qu’il n’y a pas une compagnie qui offre le même genre de grandeurs. Mais tout de même, si je dois prendre un large pour être confortable plutôt qu’un medium, y a une petite aiguille qui me transperce le cœur à chaque fois. Je risque même de refouler une petite larme dans la cabine d’essayage et de me jurer qu’à partir de demain je ne mange pas plus que 1 200 calories par jour.

Enceinte, je n’ai pris que 22 lbs, moi qui pensais devenir obèse au bout de neuf mois. Les ravages sont arrivés après… Non seulement je n’ai pas perdu mes 22 lbs, mais j’en ai pris 15 de plus. Ça m’a pris quatre ans avant de me reprendre en main. « De patate de sofa à prof de zumba »! Je suis fière de ce que j’ai accompli, mais c’est un combat de tous les instants. Chaque jour qui passe, je pense à mon poids. Je pense à ce que je mange, je pense à l’exercice que je devrais faire. Que je dois faire? À ce que je vais ressentir si je flanche devant un sac de jujubes ou une corbeille de pains à l’ail gratinés. À comment je vais me sentir lourde si je ne vais pas bouger un peu. Mon équilibre est toujours chancelant. Une semaine, je peux me sentir prête à courir un demi-marathon tellement je suis motivée et la semaine suivante je peux avoir envie de pitcher ma balance contre le mur et de me payer une poutine parce que je le mérite et qu’anyway ça me donne rien d’essayer, je ne pèserai jamais 125 lbs.

On a beau me dire : « T’es pas grosse du tout, tu as des courbes »; « Tu es musclée et le muscle ça pèse plus lourd que le gras »; « Ce n’est pas le chiffre sur la balance qui compte, c’est la taille de tes vêtements ». Tout ça, JE M’EN SACRE! Moi ce que je veux c’est voir 130 (plus réaliste que 125) sur la balance. Pis je le sais qu’avec mes 34 ans pis mon maudit métabolisme qui ralentit de plus en plus avec le temps, mes espoirs diminuent d’année en année.

Alors je n’ai pas le choix, je dois apprendre à faire la paix avec mon poids parce que je veux être heureuse. Et ce n’est pas une balance qui va dicter le chemin que je dois prendre pour y arriver. Je dois donc m’accepter telle que je suis. Avec mes courbes et mes muscles. Avec mes vêtements de taille small, medium et large. Pis éclairer ma grosse face d’un sourire qui détournera l’attention des autres sur mon corps.

Parce qu’après tout, le vrai luxe c’est d’être soi-même!

jennifer MartinAriane Lehoux

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