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Ce qu’on ne nous dit pas sur le deuil amoureux

Avant de le vivre moi-même, j’imaginais le deuil amoureux comme celui que l’on voit dans les films. Je trouvais que ça avait l’air limite cool de passer la journée en pyjama en écoutant des films de filles et en mangeant de la crème glacée directement dans le pot. J’ai fini par comprendre que la réalité est bien loin des clichés que l’on nous présente.

Voici donc certaines choses que l’on ne nous dit pas à propos de la peine d’amour, mais que j’ai découvertes seule.

seule

  1. Les étapes ne se succèdent pas toujours

À ma grande surprise, je me suis très vite rendu compte que le deuil ne consiste pas en une série d’étapes bien définies, se suivant dans l’ordre. Au contraire, comme le coeur a ses raisons que la raison ignore, les réactions face à la peine d’amour sont souvent inattendues et inexplicables. Ta voisine d’en face ne vivra clairement pas sa peine de la même manière que toi. Alors que j’étais bien enfoncée dans la phase de la tristesse, mon petit coeur retournait parfois faire un tour dans le déni ou dans la colère. Après une couple de mois, j’avais hâte que ça cesse et que mon état d’esprit se stabilise.

  1. On en guérit lentement

J’ai vécu le début de ma dernière grande peine d’amour comme une partie de Mario Kart. Selon moi, il fallait que je m’en remette le plus vite possible, que j’atteigne la ligne d’arrivée rapidement. J’ai passé plusieurs semaines à essayer de me convaincre que c’était pas si pire que ça, que j’allais bien. Il a fallu que j’apprenne à respecter le fait que chacun guérit à son rythme, et qu’il était possible que ça me prenne du temps. Il a fallu que je m’en laisse, du temps. Que je me donne le droit d’avoir de la peine et de la vivre. Cela dit, il n’existe pas de temps idéal pour cicatriser, et c’est correct comme ça.

  1. On ne peut pas toujours être compris

Il est difficile de se confier à quelqu’un qui n’a jamais vécu de deuil amoureux, parce que pour le comprendre réellement, il faut l’avoir vécu. Cependant, ces mêmes amis qui n’ont jamais été confrontés à cette épreuve peuvent tout de même posséder de précieuses qualités, telles que la compassion, et donc savoir être une oreille attentive. J’ai souvent eu des excès de colère envers des gens qui ne comprenaient pas dans quel état je me trouvais et qui n’arrivaient pas à me conseiller. J’ai fini par comprendre que c’était normal.

  1. Attention à la santé

Comme la perte de l’être aimé, peu importe la situation, provoque souvent un état d’anxiété, il est normal que la santé soit globalement affectée. À force de s’inquiéter, de tourner et de retourner le problème dans tous les sens, l’organisme se fragilise. L’humain devient donc plus vulnérable aux maladies. De là l’importance d’avoir des amis proches à qui confier nos états d’âmes et nos angoisses. L’accumulation n’a jamais été et ne sera jamais une bonne chose.

  1. Changer d’endroit ne change pas le mal

Comme l’a si bien dit Neil Gaiman : « Où qu’on aille, on s’emmène avec soi ». Le temps arrange les choses, la distance les éloigne.

  1. Il existe une fin (ça, on me l’avait dit… mais je n’y croyais pas)

S’il est vrai que toute bonne chose a une fin, chaque mauvaise chose a aussi la sienne. L’important, c’est de se laisser le droit de vivre l’épreuve pour ensuite être en mesure d’en sortir et d’en apprendre. Les happy end ne sont pas seulement réservées aux autres. Courage!

Laurieanne tremblaymarie-andree Caron

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