Menu

Réflexions sur la journée mondiale du bien-être

bien-être

Source

Plus le temps avance, moins j’essaie d’atteindre un état de bien-être.

Je m’explique :

À force de réflexions, j’en suis venue à la conclusion que le bien-être, on ne peut le pourchasser. On ne peut le forcer. Le bien-être n’est pas un animal en cage. C’est un aigle majestueux qui plane, et dont on peut apprécier la trajectoire gracile et sauvage lorsqu’il s’approche de nous, avec les yeux qui brillent et l’âme qui vibre. C’est pas vrai que tu vas te mettre à courir après un aigle pour essayer de le garder dans ton champ de vision sur du long terme. Tu vas t’arrêter, l’admirer, et tenter de t’imprégner de la beauté du moment. Je n’ai pas cette impression qu’on peut atteindre le bonheur comme on gravit une montagne. Je ne crois pas à la destinée, et je pense bien que ça a à voir. Il y a de très grands aspects de notre vie qu’on ne contrôle pas, qu’on n’a pas les moyens de changer.

Par contre, on peut décider de notre façon d’interpréter et de recevoir tout ce qui nous arrive.  Mon père dirait que, dans la vie, tout est question d’attitude (salut, papa!). À travers notre façon de percevoir les choses, il est possible de faire le choix de voir le beau. On connaît tous l’histoire du verre à moitié plein, je ne vais pas vous rabattre les oreilles avec ça, sauf que c’est vrai : on peut faire le choix d’embrasser la vie, les différences, les emmerdes, les épreuves, les amours, les déceptions, les deuils avec cette conviction profonde que derrière chaque pelletée de garnotte que la vie pelte dans notre direction, y’a le bonheur. Cet irréductible sentiment qui revient sans cesse à la charge, si on accepte un tant soit peu de se laisser convaincre et de jouer le jeu.

On est porté (lire : conditionné) à croire que le bien-être, c’est le fruit de l’accumulation de différents facteurs : succès au boulot, succès en amour, une tonne d’amis, une vie mondaine, une famille… Comment expliquer, dans ce cas, que ça nous est tous arrivé de nous sentir misérables, même bien entourés et à des moments où l’on aurait dû être heureux à un maximum? Comment expliquer qu’on a tous ressenti de grandes bouffées de bonheur éphémère alors qu’on stagnait au fond du baril? Pour moi, c’est ça, le bien-être. Ces moments fragiles dont on ne peut s’emparer et qui nous saisissent sans que l’on puisse y faire quoi que ce soit.

Ça arrive chaque fois que je vois un chien heureux en ballade par la fenêtre du bus. Chaque fois que je lis la première phrase d’un roman qui s’annonce marquant et magnifique. Chaque fois que je me sens aimée gratuitement, et que ça me fait mal tellement c’est beau. Chaque fois que je réussis à faire fitter à la perfection la musique que j’écoute avec le moment que je vis.

C’est pour ça qu’on ne peut pas définir le bien-être avec les mots « réussite », « yoga », « famille », « détente », « zen », « méditation », « plantes », ou « légumes ». Je pense qu’il existe autant de versions et de définitions du bien-être qu’il y a de gens pour le vivre.

Et c’est ce qui est si beau.

andreeanne isabelleesther giroux

Bonne journée mondiale du bien-être,

AA ♥

Source couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2020. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre