Menu

Prendre les conseils et en laisser.

« Tu devrais faire ci ou ça », « As-tu pensé à …? », les gens se font un plaisir de donner des conseils. Et j’ai toujours détesté, du plus profond de mon être, quand une personne m’en donnait un. J’avais l’impression qu’elle voulait s’occuper de ma vie, la vivre à ma place. La seule personne qui pouvait vivre ma vie c’était moi. J’avais assez vécu de choses plates ou intéressantes, pour savoir au minimum où je m’en allais. J’étais assez sage pour prendre du recul face à mes problèmes. Je les réglerais par moi-même, comme un grande.

Dans ma tête, personne n’avait pu vivre ce que je vivais, ressentais, etc. On avait beau me donner tous les conseils du monde, ça me passait intensément 25 milles pieds au-dessus de la tête. Qu’une de mes amies sans enfant me dise comment élever ma fille, qu’une célibataire me dise comment gérer mon couple… Je voyais tout cela comme une ironie incroyable qui ne valait pas la peine que j’y porte attention.

J’étais égoïste!

Pourquoi une personne ne verrait-elle pas mon problème d’un meilleur œil que moi? Son vécu ne pourrait-il pas enrichir le mien? Son interprétation de la vie ne pourrait‑elle pas faire avancer la mienne? J’ai compris que tout ce que les gens peuvent conseiller n’est pas toujours bon. Qu’il faut en prendre et en laisser. Mais que ça peut aider!

Les gens qui m’entourent peuvent m’aider, même si leur vie a été plus tranquille que la mienne, même si leur cœur semble moins blessé que le mien. Ils ont le droit de vouloir me tendre la main, et surtout, j’ai le droit de me la laisser prendre.

Je ne me suis rendu compte de tout cela que très récemment. C’était un matin ben de bonne heure au travail, un de mes collègues me parlait de comment je devrais voir la vie, comment je devrais faire avec, etc. Je l’ai écouté, les deux oreilles grandes ouvertes. Et il voyait le monde différemment de moi, mes problèmes d’un angle différent. Et toutes ces différences m’ont ouvert les yeux sur bien des choses. (Je remercie ce collègue d’ailleurs.)

Maintenant, quand un(e) ami(e) veut m’aider, me parler, me conseiller… je l’écoute avec le cœur, avec intelligence et ouverture d’esprit. Je ne me bloque plus avec mon air effronté faussement sage.

Je ne vois pas tout de ma vie, et toi non plus Crépu(e). Peut-être que les personnes autour de toi voient des choses que tu ne vois pas. Qu’ils ont des places dans le cœur que tu n’as pas encore. Certaines paroles en valent la peine, il ne faudrait pas les laisser passer trop souvent!

julie levesqueAlice Arsenault

Source photo de couverture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2021. Tous droits réservés
Conception de site web - Effet Monstre