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La vie sur la côte ouest canadienne

Il y a un an jour pour jour, mon copain et moi avons paqueté notre vie entière dans la voiture et nous sommes partis à la conquête de la côte ouest canadienne pour réaliser notre rêve, quittant nos emplois, nos repères, nos familles et nos amis.

Je te mentirais si je te disais que tout a été rose, que tout a bien été et que je ne me suis pas ennuyée durant cette dernière année. On est d’accord que chaque humain est différent et vit des situations sous des angles variés, mais j’ai tout de même pensé te partager mon expérience à Vancouver, avec ma balance de pour et de contre.

Je vais donc commencer avec les points un peu plus difficiles.

Le premier gros point, c’est d’être loin de tous mes repères; ma famille, mes amis, ma zone de confort, mon chien. En gros, loin de pas mal tout. Je crois que ça a été le plus gros défi pour moi, de me détacher physiquement de ceux que j’aime. Je ne te cacherai pas que j’en ai pleuré un bon coup, au début. Merci à mes proches qui m’ont supportée moralement par téléphone, textos ou Skype. Pouvoir communiquer autant que je veux avec eux grâce à ces outils a été un énorme plus pour moi, car malgré la distance, je ne me sentais pas si loin. Ça me permettait d’oublier qu’il y a près de 5 000 km qui nous séparent.

Par la suite, il y a eu la barrière de la langue. Malgré que j’aie réussi à me trouver un emploi dans mon domaine assez rapidement, ça n’a pas été de tout repos. Mon anglais était loin d’être parfait, et il ne l’est toujours pas. J’avais mal à la tête à la fin de mes journées. J’ai tout de même persévéré, et je le fais encore aujourd’hui. Je l’avoue, j’ai voulu abandonner à plusieurs reprises, mais je me suis relevé les manches et j’ai utilisé la phrase « Sorry, I am not completely bilingual, can you explain me what is it exactly? » une couple de fois. Dorénavant, même si j’ai encore un peu de difficulté à m’exprimer, je comprends ce qu’on me dit et on me comprend. C’est ça l’important, non? Je vais tout de même me donner un coup de pouce avec des cours d’anglais en septembre.

Le dernier point pour lequel j’ai dû manger mes croûtes pour m’habituer, c’est le coût de la vie. Ce n’est pas une légende urbaine, Vancouver, c’est cher. Je n’arrêtais pas de comparer les prix de tout versus le Québec. Il a bien fallu que je me rende à l’évidence que ce n’est pas en comparant que les prix vont miraculeusement baisser. Heureusement, m’acheter une maison n’était pas dans mes plans, donc sur ce point, je ne m’en fais pas trop.

La plage Mackenzie
Crédit photo : le iPhone de mon copain // Endroit : La plage Mackenzie, Tofino BC

Lorsque mon copain et moi avons pris la décision de rester ici, nous avons fait la balance du POUR et le CONTRE. Il semblerait que le POUR a gagné, car nous avons décidé de débuter une nouvelle année dans cette magnifique ville. Je me lance donc sur les points positifs d’habiter ici.

Je dois t’avouer que je ne suis pas une fanatique du froid québécois. La neige, je suis bien contente de la voir au loin dans les montagnes. C’est un facteur qui a pesé très fort dans la balance. Je n’étais donc vraiment pas triste de passer un hiver sur le gazon. Oui, il pleut beaucoup l’hiver, et oui, ça peut être déprimant par bout, mais je préfère définitivement dire oui à la pluie pour pouvoir me sauver de la neige. J’étais prête à troquer la météo québécoise pour la météo de la côte ouest.

Depuis que je suis jeune que je raffole des road trips et des nouveaux endroits à explorer. Regarder de nouveaux paysages défiler par la fenêtre me fascine à chaque fois. Pas besoin de te dire que j’ai été plus que servie quand j’ai déménagé ici. J’ai l’impression que je ne me tannerai jamais de l’océan et des montagnes au loin. Nous avons toujours un nouvel endroit à explorer pas trop loin de la maison.

Ce point-ci peut être considéré comme la continuité du précédent, mais j’ajouterais : les plages! Parce que mon élément, c’est définitivement l’eau. Je ne me tanne pas de pouvoir aller passer un après-midi à la plage, qui est à quelques minutes en bus ou en voiture, ou encore aller regarder les couchers du soleil. Je ne m’en lasserai jamais.

Un autre point positif qui m’a beaucoup ouverte sur le monde, c’est les différentes cultures. Le multiculturalisme est un point fort à Vancouver. Ça m’a permis d’apprendre une tonne de choses sur le monde et les cultures différentes de la mienne.

Je terminerais avec un point que j’ai appris à apprécier au fil des mois, et c’est l’attitude relaxe et décontractée des gens. Les gens sont beaucoup moins stressés. C’est sûr que je généralise et qu’il y a des personnes pour qui ce n’est pas le cas, mais c’est un point qui m’a marquée et qui m’a appris, par le fait même, à décompresser.

Déménager loin du nid familial n’est pas de tout repos, et chaque personne s’y adapte différemment. Si tu t’apprêtes à vivre la même expérience, le meilleur conseil que je peux te donner, c’est de te donner du temps. Ce n’est pas après 3 mois qu’on peut juger si on aime un endroit ou non. Laisse-toi le temps de t’imprégner comme il le faut de ton nouvel environnement avant de décider si ta vie est faite pour continuer là ou non.

Parce qu’il y a une phrase que j’ai découverte il y a de cela deux ans, et depuis, je ne jure que par ça : « Life begins at the end of your comfort zone. »

Bonne chance dans tes projets, Crépu!

Ouest Canadien

stephaniebourassarondcatherine-jodoin
Crédit photo : merci Alexandra! // Endroit : Lighthouse Park, West Vancouver BC

Source photo couverture: Pinterest

3 thoughts on “La vie sur la côte ouest canadienne

  1. Je me retrouve énormément dans ton texte. Il y a un peu plus d’un an, j’ai moi aussi décidé de venir m’établir à Vancouver et dans mon cas aussi, le « pour » l’a emporté et je reste!

  2. Salut ! Trop nice ton article, parce que c’est exactement ce que mon chum et moi on a fait cet été. On est partis avec tout ce qui entrait dans l’auto et un mini trailer, et nous voici refaire notre vie à Vancouver! C’est vraiment le fun et enrichissant mais c’est tellement vrai ce que tu dis sur la barrière de la langue. Les québécois me manquent tellement parfois! Bref si jamais ça te tente viens me jaser, j’aimerais ben ça rencontrer des québécois 😀

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