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Ma ville, je l’aime : Joliette

©Ville de Joliette

Cette semaine, je te parle de Joliette, mon coin de pays actuel. Je dis « actuel » puisque j’y suis présentement, mais je ne sais pas pour combien de temps. Originaire de la Mauricie, j’ai grandi dans deux villages différents, sans compter les weekends chez mon père, qui a vécu dans quatre villes pendant mon adolescence. Bref, je me suis habituée au mouvement avant de me poser à Trois-Rivières, où j’ai habité quelques années. Un garçon (c’est toujours la faute des garçons) m’a ensuite proposé d’emménager avec lui dans la région de Lanaudière pour son travail. Ce n’était pas si loin de l’UQTR, où j’entamais ma maîtrise, alors j’ai dit oui. Notre premier appart fut mon premier chez moi, puis on a eu notre première maison près de Joliette.

Quelques années plus tard, je me suis retrouvée seule à la croisée des chemins : retourner à Trois-Rivières ou rester dans cette région qui n’était pas vraiment la mienne? J’ai finalement décidé de me louer un petit nid à proximité du centre-ville de Joliette. Puis, j’ai trouvé un travail que j’aime à deux pas de chez moi. C’est seulement à ce moment que j’ai vraiment appris à apprécier le coin, que j’ai commencé à me sentir à ma place, enfin.

Un an plus tard, je suis contente de mon choix. Ma ville est petite mais chouette, comme je les aime. À Joliette, si tu évites les rues Visitation et Firestone à l’heure de pointe, tu ne seras jamais pris dans le trafic. Joliette, c’est la ville à la campagne. Il te suffit de marcher un peu pour te retrouver en bordure de la rivière L’Assomption et de conduire 10 minutes pour te retrouver sur la grande route entre deux champs. Lanaudière est d’ailleurs une région parfaite pour le plein air et l’agrotourisme, deux activités que j’affectionne particulièrement. Et si tu as envie de sortir dans la grande ville, Montréal n’est jamais trop loin. Tu pourras même découvrir d’autres belles villes de la région sur ton chemin.

Mais ce que j’apprécie le plus de mon patelin, c’est que je peux pratiquement tout faire à pied. Je n’avais jamais vécu dans un quartier qui me permettait à la fois de faire mes courses, d’aller prendre un verre, d’aller au parc, à la bibliothèque, au cinéma, au musée, au yoga et de me rendre au travail sans prendre ma voiture. Le walkscore de mon appart est impressionnant. C’est l’avantage des petites villes : tout est près de toi.

Ma ville, je l’aime, car elle a inspiré de beaux projets et qu’on y trouve des initiatives qui font rougir ceux qui prétendent qu’il ne se passe rien en région. Je l’aime, car en été, elle a un marché public, des spectacles gratuits, du yoga et du cinéma en plein air. Joliette, j’aime tes petites boutiques et tes terrasses, tes pubs et ta microbrasserie qui brasse les meilleures bières au monde. J’aime ton musée d’art, ta boulangerie, tes espaces verts et ton patrimoine que je peux apprécier sur mon chemin chaque jour. L’été, quand tu t’animes, l’ambiance est parfaite. Nature, travail, culture, telle est ta devise, et devine quoi, c’est tout à fait vrai!

Finalement, ce que j’aime le plus de ma vie ici, c’est l’indépendance qu’elle me procure. Certes je m’ennuie de mes vieux amis, de ma famille et de mon copain. Mais vivre à une heure de tout ce beau monde a ses avantages. Je peux me concentrer sur mon travail et toutes les choses qui me tiennent à cœur. Quand j’ai besoin de repos, j’ai la grosse paix. Personne ne vient sonner chez moi, je n’ai jamais de visites imprévues. Je ne croise pas quelqu’un que je connais à tous les coins de rue et j’aime l’anonymat que cela me procure au quotidien. Mais bien sûr, les gens y sont sympathiques quand on se donne la peine de les écouter. C’est peut-être ici, finalement, ma place, celle que j’ai tant cherchée ailleurs. Du moins, pour le moment, je pense que oui. Et Joliette, si un jour je te quitte, ne le prends pas mal. C’est juste que maintenant, je sais que je pourrais recommencer n’importe où, car tu m’as montré que j’étais capable d’y arriver seule. Mais si ce jour arrive, sache que tu me manquerais, parce qu’avec le temps, je commence à t’aimer pour de vrai.

Pis toi, Crépu, qu’est-ce que tu aimes de ta ville, de ton village ou de ton quartier?

sandranadeaurondelisetetreaultrond

Photo de couverture : source

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