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Le goût du sexe

Ça fait maintenant quatre mois que je suis célibataire. Je me suis toujours promise d’être fidèle à mes valeurs et d’investir intelligemment mon temps et mon amour. Encore aujourd’hui, je suis capable de dire que l’homme qui partageait ma vie est une personne belle et authentique. Hélas, la gestion de nos vies devenait trop délicate. Mais bon, là n’est pas le vif du sujet.

Mon fâcheux problème : J’AI LE GOÛT DE SEXE. Je me réveille, j’ai le goût de sexe. Je cuisine, j’ai le goût de sexe. Je travaille, j’ai le goût de sexe. Et juste avant de me coucher, PLUS QUE JAMAIS, j’ai le goût d’avoir du sexe. 

Pas n’importe quel sexe. Le sexe qu’il me donnait, son sexe à lui. Son corps, sa queue et sa façon de me faire les choses. Son regard qui me domine, qui m’oblige à m’agenouiller. Ses mains, à l’opposé de délicates, qui prennent mes cheveux pour les reculer en queue de cheval. Sa manière de m’imposer son membre dans ma bouche, de prendre ma tête pour lui faire exactement ce qu’il souhaite.

Et quand je me ferme les yeux, je l’imagine me soumettre à lui comme il le faisait si bien. Je le vois me chuchoter à l’oreille que je suis sienne et que rien ne pourra l’empêcher de me faire ce qu’il veut. Pénétrée, nos langues entremêlées, ma cyprine affectionne cette intensité. Le temps passe et je voudrais que cela ne s’arrête jamais. Je lui obéis, je me déplace aux gestes qu’il m’indique. Mes founes commencent à brûler vu les fessées qu’il m’envoie. Les bras derrière le dos, il me ramène près de lui pour me prendre encore plus fort. Ses mains baladeuses connaissent tout de mon corps, elles me connaissent littéralement par cœur. Il me prend au cou, et son autre main attrape mes seins. Nos corps sont fusionnés. Il me baise. Il me possède. J’apprécie. Je contemple sa domination alors qu’il nécessite ce pouvoir sur moi. Il tient un sourire en coin, fier de ce qu’il me fait.

Je suis tout près d’exploser. Je le vois qu’il est sur le point de culminer. Il me prend amoureusement, m’enlace et m’embrasse. Mon corps s’effondre sous lui. J’abandonne, réclame repos. Il jouit en moi, me remplit. On s’affaisse. S’ensuit un moment de détente, de bien-être et d’apaisement. 

Mes amies jalousaient cet aspect de ma vie de couple et je les comprends. En essayant de vouloir gérer l’ensemble des sphères de ma vie, être prise de cette façon, c’est vouloir perdre volontairement le contrôle. Ça fait du bien, tout simplement. La nostalgie est bien présente. Si au moins ces moments  compensaient pour les fois où la distance ou les occupations prenaient trop de place.

À cet homme, à ce sexe, je vous fantasme. 

– S.

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