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Réapprendre la douceur

J’ai rencontré quelqu’un tout dernièrement. Une rencontre qui veut dire quelque chose. Pas une fréquentation, là (« Les fréquentations, je trouve ça horrible », qu’il m’a dit). Je vis une histoire dont le potentiel s’est développé à la vitesse grand V, entre quelques dizaines de bières et beaucoup, beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de mots.

J’ai rencontré le garçon sweet. Celui qui a toujours le temps pour un bisou de plus. Celui qui veut te présenter à sa famille sans délai ni complication. Celui qui est fiable. Celui qui a de la répartie, qui est spontané, drôle, brillant, investi dans la conversation, intéressé et intéressant. Celui qui a envie que tu fasses partie de sa bulle, même au brunch. Même s’il n’est pas matinal. Même s’il n’aime pas bruncher.

brunch amoureux
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Et je peux vous garantir que j’étais certaine d’être prête pour ça. Que j’en avais soupé, des gars dont tu n’es même pas certaine de connaitre les contours du visage parce qu’ils n’ont de la place pour toi que sur la plage horaire nocturne. Des relations qui ne sont en fait que du jeu. Un jeu triste et déloyal, qui laisse les gens fatigués, désabusés, usés.

J’étais certaine que lorsque j’allais rencontrer une personne avec qui ça allait réellement cliquer, j’allais m’embarquer à pieds joints dans notre histoire sans jamais regarder en arrière.

Mais j’avais oublié la douceur.

J’avais eu le temps d’oublier ce que c’est que d’avoir de l’attention en permanence. J’avais oublié l’effet que ça fait, des mains aimantes qui cherchent ta peau, sans cesse. J’avais oublié à quel point ça déchire tellement c’est beau s’attacher aussi rapidement. J’avais oublié quels sacrifices et quels compromis ça représente, de faire de la place dans sa vie et de sortir de sa zone de confort pour l’autre. J’avais oublié comment c’est, de faire rire quelqu’un pour vrai. Ou de se sentir belle.

Je me suis aperçu que j’allais devoir réapprendre la douceur. Je l’ai su quand j’ai réalisé que j’étais plus à l’aise de baiser que de faire l’amour. Je l’ai compris quand ses gestes tendres me donnaient un pincement de cœur, mais que je me sentais presque libérée de le quitter, après avoir passé beaucoup de temps avec lui.

Pourtant, dix secondes plus tard, il se mettait à me manquer.

Tout ce vertige et cette perte de contrôle en valent la peine, quand il s’agit d’aimer pour vrai. C’est magique, la douceur.

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Anonyme

melaniemarineau Mélanie Marineau-Harnois

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