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L’initiation universitaire

C’est une merveilleuse transition que celle de passer d’un palier quelconque de la vie au palier universitaire. En tout cas, pour moi, ça l’est. Ce point pivot, crucial, dans ma vie est attendu depuis longtemps déjà.

J’ai l’impression qu’une multitude de portes s’ouvrent enfin et m’offrent leurs avenues teintées de fabuleuses promesses.

Mais une ombre semble pourtant se dresser au tableau.

On entend souvent le même discours en ce qui concerne les initiations à l’université. C’est mal, humiliant, dégradant, etc. Ce n’est qu’un contexte pour organiser des beuveries à ne plus finir. Elles n’intègrent pas vraiment les nouveaux venus au système universitaire. Elles sont incapables de refléter les valeurs de l’institution. Elles font plus de mal que de bien, etc.

Je suis plutôt mitigé face au « nouveau caractère » que l’on accorde aux initiations.

À la base, l’initiation était un rite de passage, marquant la venue d’un nouveau membre (ou d’un groupe de membres) dans une nouvelle sphère sociale. Ce rite, marqué de diverses activités et épreuves, se voulait emblématique de la culture des organisateurs, représentatif des traditions et de l’histoire de ceux qui initient.

Ce genre d’évènement, empreint de respect envers les initiés, m’apparaît plus agréable.

C’est dans ce genre de rite que l’on arrive à se forger diverses relations qui seront précieuses tout au long de notre parcours.

Et, en vrai, c’est ce type d’initiation auquel j’ai hâte.

J’ai hâte de me sentir membre à part entière de ce nouveau groupe. De savoir que, quelque part, j’appartiens à quelque chose de plus grand que moi-même.

Toutefois, je suis conscient de la façon dont un bon nombre d’initiations dégénèrent et se transforment rapidement en remake alcoolisé d’Evil Dead, en ce sens où l’on doit boire notre poids en alcool et où l’on perd notion de ce qui est bien ou mal.

Je considère que l’humiliation, n’apporte rien à la transition à laquelle l’initiation donnait accès auparavant.

Pour redonner vie au caractère familier et ludique de l’initiation, il faudrait quasiment détruire tous les modes de pensée qui veulent que la seule manière de s’intégrer soit par une débauche sans retenue.

La supervision et l’encadrement se veulent en fait les clés d’une initiation réussie, pour éviter que le tout dérape.

guillaumelapierrerondannemariebilodeaurond

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