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Ces films qui me font réfléchir

Marre de tous ces films de super-héros et de violence aveugle? En quête d’une œuvre cinématographique qui va vous faire réfléchir? Vous êtes potentiellement à la bonne place : voici quatre perles du cinéma du 21e siècle, peu connues du grand public, mais qui transcendent l’art du cinéma pour nous apporter de longues réflexions et questionnements.

Memento (2000), de Christopher Nolan

Memento

Avant la trilogie Batman et Inception, il y a eu Memento.

La trame narrative de ce film est centrée sur un homme, Leonard, ayant perdu sa mémoire à long terme (amnésie antérograde) suite à une agression physique qui a également emporté sa femme. Empli par le désir de venger sa mort, Leonard se lance alors dans une quête de représailles tout en essayant de composer avec sa condition : il ne peut retenir des informations plus de quelques minutes. Après quoi, sa mémoire s’efface et il tombe dans le néant, se questionnant sur son identité, son but, son emplacement, et les gens qui l’entourent.

Pour remédier à cela, Leonard se tatoue sur son corps les informations importantes concernant son agresseur – un homme connu sous le nom de John G. Outre cela, avec un système de notes et de photographies, le protagoniste débute sa quête, recherchant l’homme qui a zigouillé sa vie.

L’un des attraits principaux de ce film se trouve dans sa structure non-linéaire – elle est composée de deux lignes du temps, une première en couleur et une seconde en noir et blanc. Les deux s’entremêlent au fil du film pour aboutir en une fin commune – et terrifiante, il faut bien se l’avouer. Memento est une oeuvre cinématographique brillamment exécutée, qui apporte une remise en question du concept d’identité humaine et de celui de l’être humain lui-même.

Snowpiercer (2014), de Bong Joon-ho

Le Prestige

Dans un futur rapproché, une tentative désespérée de freiner le réchauffement planétaire a conduit à une ère glaciaire, plongeant la planète entière dans un hiver éternel, et éliminant la quasi-totalité de la race humaine par la même occasion. Les survivants sont regroupés à bord d’un train alimenté par un moteur perpétuel – le Snowpiercer – qui parcours le globe sans jamais s’arrêter.

La force de ce film réside en sa puissance allégorique : le train lui-même constitue une représentation réduite du monde dans lequel nous vivons. Le Snowpiercer est divisé en wagons, une séparation rappelant fortement la division des classes de Marx. On peut observer une ségrégation claire et nette entre les passagers situés au fond du train, des gens misérables, peu nourris et traités comme des prisonniers, et ceux vivant dans les « premières classes » à l’avant, des passagers qui ont acquitté leur place sans problème et qui sont plongés dans la drogue et l’alcool. Le personnage principal, Curtis (Chris Evans), débute une révolution dans l’espoir de gagner l’avant du train, afin de mettre un terme à cette lutte des classes – et ça, c’est si on analyse le film de façon sommaire. Ce qui semble être une révolution au départ va vite se transformer en une leçon brutale sur l’écosystème capitaliste, l’équilibre en société et la notion de survie.

Coherence (2013), de James Ward Byrkit

Snowpiercer

Film américain indépendant, l’œuvre conte l’histoire d’une rencontre entre amis, suivant le passage d’une comète.

… Je ne peux pas en dire plus, car toute information supplémentaire risque de gâcher l’expérience! Je pourrais ajouter que « des phénomènes étranges commencent à se produire », mais ça fait trop film d’horreur, ce que Coherence n’est pas. Je pourrais également dire que « les connaisseurs de la physique quantique vont tout comprendre », mais encore là, ce film ne se limite pas à une prétendue production scientifique réservée aux nerds, loin de là. C’est l’un de ces films qui présente quelque chose de nouveau à chaque réécoute, mais qui reste très accessible au grand public.

Petite anecdote : le film a été tourné « sans équipe de tournage et sans script ». Évidemment, le réalisateur était en pleine connaissance du script, mais les acteurs, eux, n’avaient en gros aucune idée de ce qui se passait. Certaines – pour ne pas dire la plupart – des scènes ont donc été improvisées. Les réactions des acteurs sont authentiques, ce qui rend le jeu plus que convaincant. Et le tout a été filmé en seulement cinq jours!

Le Prestige (2006), de Christopher Nolan

Coherence

Je me devais de mettre un second Nolan dans cette liste, car bien que ses films les plus récents (je pense notamment à Interstellaire) sont devenus des méga-hits connus de tous, il ne faut pas pour autant négliger ses précédentes réalisations (outre Memento).

Le Prestige est un drame opposant deux magiciens rivaux, à l’ère du début du 20e siècle. L’histoire tourne autour d’un tour impressionnant, qui consiste à se téléporter d’un endroit à un autre (sur la scène), sous le regard hébété du public. Alors que le premier magicien, Borden, voit sa popularité croître de jour en jour grâce la réussite de ce tour, son ancien partenaire et maintenant rival, Angier, cherche désespérément un moyen de reproduire cette prestation.

La quête d’Angier va le diriger vers le scientifique Nikola Tesla (célèbre inventeur et ingénieur électrique), qui aurait construit une machine apparemment capable de transporter la matière à travers l’espace. À partir de là, tout déraille… pour culminer en une fin assez troublante (encore).

Les thèmes de ce film tournent autour des illusions, de la gloire, et du sacrifice. Je dois préciser également qu’il ne s’agit pas d’une œuvre de science-fiction, contrairement à ce que vous pourriez croire! Et tout comme Coherence et les autres films sur cette liste, à chaque nouvelle écoute, je découvre de nouveaux trucs dans ce film.

Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute…

foansong

Par Foan Song

catherine-jodoin

Source photo de couverture

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