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Mon cher café…

Notre relation a toujours été spéciale. Les gens de notre entourage ont toujours eu tendance à nous identifier l’un à l’autre, même s’ils ne comprennent pas trop le lien qui nous unit. J’dois t’avouer que, par bouts, même moi j’ai de la misère à suivre.

Mes parents trouvaient qu’on a commencé à se fréquenter trop tôt pis mes amis te trouvaient ben trop intense pour moi. J’me suis fait dire à de nombreuses reprises à quel point j’étais différente près de toi. Tout l’monde est capable de savoir quand on a passé une once de temps ensemble. « Ça paraît » qu’ils disent. Mais, têtue comme une mule à laquelle je suis bien fidèle, je n’ai rien voulu écouter.

Pourtant, c’est vrai que t’as un côté corsé, presque noir. J’suis capable de l’avouer, l’influence que t’as sur moi. Cependant, au lieu de t’éviter, j’ai toujours préféré t’adoucir, en me brûlant si c’était nécessaire.

Avec ma dose de toi, j’ai accompli une panoplie de choses. J’ai eu confiance, j’ai foncé, je me suis réveillée et je me suis sortie de mon petit calme endormi. Ça n’a pas toujours été facile entre nous. Tu m’as fait vivre tellement d’aventures, passant de la panique aux mains qui tremblent.

On a fait un bon bout de route ensemble. Un road trip qui semble ne jamais vouloir finir.

Si tu savais combien de fois j’ai voulu abandonner. Je le sais au fond de moi que les côtés positifs ne sont pas comparables aux dommages que tu peux causer. Je sais que je ne suis pas le type de personne qui devrait passer autant de temps à tes côtés. Ton amertume et ma sensibilité se combinent l’une à l’autre pour former une bombe d’émotions incontrôlées et surtout incontrôlables.

Je ne veux pas être loin de toi. Tu m’as calmée à coups de tempêtes, de chaleur pis de réconfort. Tu combles mon désespoir, tu me remplis de courage lorsqu’il semble s’évader. Je n’ai pas envie de me modérer. J’ai appris à t’aimer sous toutes tes formes, n’importe où, n’importe quand.

C’est ton anniversaire et j’aimerais que tout le monde soit au courant, j’ai envie de le crier sur tous les toits. Je délaisse la faiblesse de ma voix pour l’ampleur de mes mots. Tu mérites une p’tite plaque, un honneur ou peut-être même une journée internationale.

Ça tombe bien parce que tu en as une et c’est aujourd’hui.

Bonne fête, mon cher café.

ameliesavardrond

Par Amélie Savard

marielortierond

Marie Lortie

Source photo de couverture

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