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Célibataire? Une belle fille comme toi?

Yep. Je suis single. Oui, je suis en relation. Je sais que ce n’est pas clair. Ce ne l’était pas pour moi non plus au départ. En fait, je ne pensais pas qu’un jour je pourrais dire que j’avais une relation avec moi-même. Que ça se pouvait. Que c’était « normal ».

Depuis mes jeunes années, je rêve au prince charmant. Faut dire que je fais partie de la génération Disney. T’sais, que serait Jasmine sans Aladin? Belle sans la Bête? Pis même Mulan sans son capitaine de l’armée. Pour moi, la définition de tomber en amour, ça se faisait avec un autre humain. Tu te souviens surement du Noël lorsque tu as été assez vieille pour que ta famille au complet fasse une enquête pour savoir si tu t’étais fait  un « petit  chum »  à l’école? Tu disais non, un peu mal à l’aise. Pis pour te faire sentir…mieux? On te répondait :

« Célibataire? Une belle fille comme toi? »

Sérieux? C’est ça le critère? Bon bien ok gang, on se part un groupe tous ensemble. On appelle ça « Beaux et célibataires » pis on essaye de se « matcher » pour s’accompagner dans nos party de Noël

C’est triste quand je repense comment le célibat m’avait toujours fait sentir incomplète. Le couple, c’était un but. C’était important pour moi que quelqu’un m’aime et que ce sentiment soit réciproque. J’étais fière comme un paon de présenter mon « amoureux » à ma famille et mes amis. Célibataire, on dirait que ça sonnait vide, creux. Je ne me retrouvais pas dans la gang de filles qui criaient « Wouhou! Young and Free! » et  qui dansaient en cercle, les sacoches dans le milieux. Moi, j’avais plus envie d’être celle qui est accotée au bar, avec son dude, avec qui elle quitte pendant que les autres crient « shooters ». Ça m’a pris du temps avant de comprendre que je pouvais être quand même la fille accotée au bar qui va se coucher à minuit et ce, sans dude. J’ai fini par habiter seule. Apprécier mes matins avec mes plantes, mon café pis ma maudite playlist quétaine de Bob Marley. Tranquillement, j’ai commencé à aimer ça, vivre avec moi toute seule. C’est la relation la plus harmonieuse que j’ai eue. C’est sûr que des fois je me gosse, je me tape sur les nerfs. J’aimerais ça être plus patiente, aimer faire la vaisselle et ce, tout de suite quand je finis de manger. Je voudrais apprendre à ne pas me laisser traîner. Ce qui m’éviterait de chercher mes clefs pendant dix minutes. Mais je suis comme ça, pis je m’aime de même. Je pense que c’est le premier step que j’aurais dû apprendre il y a longtemps : m’aimer moi, avant d’aimer quelqu’un d’autre. Wow, on dirait presque la fin d’un film de Disney : et elle vécue heureuse avec elle-même, et n’eut plus jamais ressenti le besoin de lever la main sur la maudite toune « Single Lady » de Beyoncé. (Soupir de soulagement). FIN

andreannemorinrondAliceArsenaultrond

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