Menu

Recueil de coups de foudre – partie 2

Pour cette deuxième partie du recueil, j’ai décidé de vous présenter deux histoires seulement. Seulement deux, car elles font partie de la catégorie « qui ont su prendre leur temps » et donc, leurs histoires sont plus longues.

Plus longues = plus de détails croustillants.

Régalez-vous!

Charles, 21 ans

Je l’ai rencontrée en 2013. C’était un show de métal. C’était poche en cri**. C’était dans le temps que le Pantoum était pas encore vraiment connu et que c’était un peu de la marde-broche-à-foin-au-troisième-étage-d’une-bâtisse-au-passé-douteux. En tout cas.

//*tousse tousse*//

Je veux dire, c’était correct, le Pantoum, mais c’est cool que ça se soit amélioré.

Je m’étais pas vraiment déguisé pour aller à cette soirée, ça fait que je portais genre des pantalons orange foncé avec une chemise genre vert foncé.

Pis tout le monde portait genre du linge noir et le monde était même maquillé. Kamille, elle,  avait une robe d’été. Ça fait que t’sais, ça a attiré mon attention, et je suis certain qu’elle aussi était intriguée par le gars aux pantalons oranges qui était le premier à slammer.

Donc on s’est parlé, on est devenus amis, mais pas beaucoup. On s’envoyait juste des niaiseries sur Facebook.

Je suis parti à Toronto ensuite.

Quand t’es parti au loin, tu te rends compte de qui sont tes amis et qui ne le sont pas, entre autres parce que beaucoup de monde arrête de te parler. Kamille a pas arrêté de me parler.

Fait que quand je suis revenu, on a commencé à se voir dans la vraie vie, mais on était encore sur la même base que sur Facebook : des amis. À ce point, on se parlait de nos fréquentations. Dans ce temps-là, je voulais sortir avec une fille de l’asso de Ste-Foy qui s’appelait Noémie. Kamille, elle, travaillait pour sortir avec un gars de l’uni.

À un moment, on s’est comme rendu compte qu’on irait bien ensemble, fait qu’on a essayé pis ça marche pis c’est pas mal ça.

//Ça a pris combien de temps avant que vous soyez ensemble?//

Je suis pas sûr… ça a pris presque 6 mois, peut-être. 6 mois qu’on se voit, genre.

Sinon, ça a été un an exact depuis notre rencontre.

//Et vous êtes ensemble depuis combien de temps?//

2 ans et quelque chose, je crois.

Elisabeth, 20 ans

//Je vous mets en contexte : ça se passe au Costa Rica, et ils ont 19 ans de différence d’âge.//

En fait, la première fois que je l’ai aperçu, il jouait du ukulélé sur le bord de la plage avec des copains. Je l’avais remarqué parce qu’il avait un ukulélé, justement, et j’ai dit à mon amie que je voulais que ce gars-là me montre comment jouer.

Pis cette soirée-là, mon amie et moi, on a rencontré lui et son ami au bar. Ils étaient hyper sympathiques. Et ça a adonné que son ami venait faire des cours de yoga chaque matin où je travaillais et qu’il s’est mis à inviter toutes les filles qui travaillaient à l’auberge. Ça fait qu’au début, ils étaient vraiment mes potes!

La soirée de la St-Valentin (je sais… super quétaine!), il y avait un feu. C’était l’événement de la semaine. Tout le monde avait consommé et il y a eu un gros jam autour du feu jusqu’à 2 heures du matin. C’était vraiment un moment magique. Pis j’avais quand même bu. Pis je le voyais jouer du ukulélé avec tout le monde pis je sais pas trop pourquoi, mais j’avais vraiment le goût qu’il me donne de l’attention. Mais jusque-là, je ne savais pas que j’étais intéressée par lui… À un moment donné, pendant la soirée, il s’est approché de moi, pis ben avec le courage que l’alcool m’avait donné, je lui ai juste dit : « Joeeeyyyyy » et je l’ai tiré vers moi,  au sol. Et on a commencé à se coller, je lui ai joué dans les cheveux intensément pendant 1 heure.

À un certain moment, on s’est éloigné pis on a essayé de coucher ensemble. Ça s’est mal passé, je suis partie en pleurant, toute seule, dans la jungle, la nuit, pas de lampe de poche. Je me disais: « Ben voyons, t’es ben conne, ce gars-là pourrait être ton père. Qu’est-ce que les autres vont penser? Faut que personne sache ça. » J’avais honte parce que je pensais au regard que les autres porteraient sur moi et je me sentais pas bien pantoute.

Et le lendemain, je voulais pas le revoir. J’angoissais tellement. J’avais pleuré toute la nuit non-stop. Je voulais pas le revoir parce que je savais que moi, j’allais mal gérer la situation, que j’allais être « malaisante » et que lui allait être trop chill. J’étais pas gênée face à lui, mais face à moi-même, à ma propre réaction…

Pis finalement, quand on s’est vu sur la plage juste avant le coucher du soleil (il revenait de donner un cours de surf, es** qu’il était chaud!!!), il est venu me parler. Pis il a géré la situation comme un homme. Pis on a pris ça vraiment chill ensuite. Et on s’est mis à se coller petit peu par petit peu. Pis je me suis rendu compte que j’étais juste folle de lui. Je recherchais toujours son attention et c’est moi qui initiais les moments pour se coller! Alors, j’ai compris qu’il y avait de quoi. D’ordinaire, je fais JAMAIS les premiers pas.

C’est devenu sérieux.

Jamais j’ai senti que quelqu’un nous jugeait au Costa Rica, c’est ça qui était incroyable!!!

Pis ça m’a aidée à comprendre que cr***qu’au Québec, on juge les gens pour rien!

Donc en gros, mon chum, c’est d’un côté mon meilleur pote et de l’autre, le mec avec qui je suis en amour.

noemiotisrondmarieandreecaron

Crédit photo : Jimmy Marble

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© La Fabrique Crépue. 2019. Tous droits réservés
Une réalisation de