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Doucement vers la simplicité

Maintenant que les soupers et réveillons de Noël sont derrière nous, maintenant que les célébrations du jour de l’an sont terminées, il est temps de se tourner vers la nouvelle année. Comme chaque année, après les excès de nourriture, d’alcool et d’achats vient le moment de se repentir et de prendre des résolutions. C’est une façon de débuter notre année de manière positive, de se fixer un but, un objectif qui, malheureusement pour certains, sera déjà aux oubliettes le 17 janvier. Personnellement, je me suis résolue à essayer une nouvelle philosophie de vie : la simplicité volontaire. Ambitieux? Certainement! Afin de bien réussir, j’ai fait quelques recherches et voici ce que je retiens et les règles de base que je me suis fixées.

Bien sûr, le minimalisme est loin d’être un concept nouveau. Les plus grands symboles religieux de ce monde, comme Jésus ou Bouddha, vivaient dans la pauvreté et enseignaient que le bonheur ne doit pas passer par l’acquisition de biens matériels. Cependant, dans les années quatre-vingt, alors que les préoccupations environnementales prennent de l’importance dans l’imaginaire collectif, que le monde entier se capitalise, que notre société augmente de plus en plus sa consommation, Duane Elgin a évoqué pour la première fois le terme “simplicité volontaire”. Une distinction bien importante des autres concepts existant comme le minimalisme, qui ne visent qu’à réduire ses possessions au minimum, et la pauvreté volontaire.

Les doublons

Bien que la simplicité volontaire ne vise pas spécifiquement que l’on possède le moins de biens matériels possible, se débarrasser du superflu est tout de même important. Le plus facile étant d’éliminer les objets que l’on possède en plusieurs exemplaires. On peut les avoir accumulés pour différentes raisons, par exemple quand on part en voyage en oubliant ses écouteurs et qu’on en achète d’autres, quand on décide d’acheter un appareil électronique de meilleure qualité ou de nouvelle génération mais que l’on conserve l’ancien, au cas où. Bref, peu importe pourquoi on en possède plusieurs, on devrait choisir et n’en garder qu’un seul.

La réparation

De nos jours, il coûte souvent moins cher d’acheter un nouvel objet que de le réparer. Ceci nous encourage à consommer plus alors les compagnies sont gagnantes. Par contre, il existe certaines compagnies qui ont à coeur l’environnement, qui préfèrent offrir un service après vente impeccable plutôt qu’une garantie de remplacement. Un bon exemple est la compagnie de vêtements et matériel de plein air Patagonia. Elle offre même un atelier de réparation mobile de ses produits aux États-Unis et un guide complet de réparation de leur produits sur leur site Internet. Cela vaut la peine de payer peut-être un peu plus cher mais de conserver un produit de qualité dans nos armoires.

Les cadeaux

Nous sortons tout juste de la période de l’année où la consommation matérielle atteint des sommets. Mais il n’y a pas que Noël qui apporte son lot de cadeaux. Les anniversaires, la Saint-Valentin, Pâques, nommez-les, toutes les raisons sont bonnes pour gâter les gens qu’on aime. Plutôt que d’acheter un objet, pourquoi ne pas offrir une expérience ou encore un consommable? Qui n’aimerait pas recevoir en cadeau une bonne bouteille de vin, un massage ou des billets de spectacle? En plus, en offrant une activité qui se fait à deux, on crée de beaux souvenirs à partager.

L’émotivité

Je suis la première à faire une association très forte entre un objet et une personne. Chaque fois que je porte tel bijou reçu en cadeau, je me rappelle qui me l’a donné, quand, comment, etc. Par contre, ce n’est pas parce que je me débarrasse de ce bijou, que le lien qui m’unit à cette personne sera diminué ou que le souvenir que je lui associe sera terni. Un objet reste un objet, et même s’il est difficile de les dissocier de nos émotions, garder un collier que je ne mets qu’une fois tous les 4 ans, ce n’est pas raisonnable.

Les vêtements

Selon moi, c’est la facette où il est plus complexe de réduire. Deux règles simples peuvent aider à classer notre garde-robe. D’abord la loi du 1 an; si on ne l’a pas porté dans la dernière année, il y a de bonnes chances qu’on ne le porte plus jamais. Ensuite, opter pour des morceaux passe-partout, c’est-à-dire garder des vêtements que l’on peut facilement agencer avec plusieurs autres pour en réduire le nombre sans compromettre le style.

Le temps

Enfin, la règle la plus importante selon moi : on doit se laisser du temps. Il doit s’agir d’une transition, d’une progression vers un nouveau style de vie et non d’un simple coup de tête que l’on pourrait regretter. Avant de jeter définitivement quelque chose, pourquoi ne pas le mettre dans la boîte du mois? On le range à l’abri de notre regard, dans un carton pour 1 mois. Si après ce temps on n’en a pas eu besoin, il est alors temps de le jeter.

Je débute 2017 remplie de bonnes intentions en espérant que la transition se passe bien. On s’en reparle l’année prochaine? 🙂

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Par Catherine Rouleau

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Marie-Ève Joseph

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