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Un hiver français

L’hiver est bien entamé (je n’apprends rien à personne) et ma nouvelle relation amoureuse aussi. Cette dernière étant avec un Français, les journées hivernales s’avèrent beaucoup plus drôles que par le passé parce que pour lui tout est « tout nouveau tout beau ». Je me rends compte que je tenais plusieurs choses pour acquises et que passer du temps avec lui me permet de redécouvrir mon hiver québécois et de l’apprécier un peu plus.

Pour que vous me compreniez mieux, voici quelques situations que j’ai vécues dernièrement :

L’explication des différents types de neige :

  • Elo, je voudrais qu’on fasse un bonhomme de neige aussi grand que moi!
  • D’acc’, mais on ne peut pas le faire aujourd’hui.
  • Pourquoi pas?! dit-il avec le regard triste d’un enfant de cinq ans à qui on refuse un dernier biscuit.
  • Parce que la neige n’est pas collante aujourd’hui.
  • Comment ça pas collante? Il y a différents types de neige?
  • Oui, oui. Il y a la neige collante pour les batailles de boules de neige, la poudreuse, idéale pour le ski…

La découverte de la glace :

On pose un pied, on essaie de trouver son équilibre, on pose le deuxième pied, on glisse un peu mais ça va, on fait un deuxième pas, on balance nos bras un peu, on s’accroche à tout ce qu’il y a à l’entour, on fléchit les genoux, on prend une pause et on recommence jusqu’à être à destination. Le tout parsemé de « puta*n » et de « oh la vache, c’est fou cette glace quand même ».

Eh oui, il faut beaucoup de temps pour peaufiner sa « démarche glacée ». Courage, ça viendra.

hiver

Les activités banales qui créent l’émerveillement (pour lui) et les fous rires (pour moi) :

  • L’excitation de pouvoir marcher sur un lac gelé ;
  • Les premiers coups de patin (peu fluides) ;
  • La ride de Ski-Doo et les arrêts toutes les cinq minutes pour filmer ;
  • Toute l’expérience hivernale Valcartier et les yeux ronds qui viennent avec devant les glissades ;
  • La descente de type « pointe de tarte » en ski alpin, les deux bâtons croisés en X dans les airs, la langue sortie et l’air « pas trop sûr de ce que je fais ici moi ».

Les tempêtes de neige et tout ce qui vient avec :

  • Courir vers la fenêtre le matin pour voir combien de centimètres sont tombés ;
  • Être béat devant les chasse-neige, tracteurs et camions de déneigement en tout genre ;
  • Prendre en moyenne 47 photos par jour, faire cinq vidéos, ainsi que réaliser un publireportage pour la famille en France qui n’a jamais vu autant de neige.

J’ai bien hâte de voir si cet enthousiasme et ces « wow » ne se transformeront pas en râlements et en soupirs d’ici le mois de mars, mais d’ici là je vais profiter de tout ce positivisme et cette bonne humeur!

elodiecloutierrondArianelehouxrond

One thought on “Un hiver français

  1. Oohhh tu viens de me donner envie d’avoir un chum nouvellement arrivé au Québec pour réapprendre à apprécier tout ce qu’on oublie d’aimer de cette saison ! C’est tellement acquis pour nous, mais pourtant si beau. Je comprend son enthousiasme !
    Ton texte m’a fait sourire ce matin. 🙂

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