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Adopter le « stress cooking »

Il paraît que j’ai une personnalité stressée. Du moins, c’est ce qu’on me dit.

Si vous voulez mon humble avis, on ne naît pas avec une personnalité stressée. Le stress, c’est un handicap tannant qui s’invite sans cogner. C’est pour cette raison que j’ai essayé, à maintes reprises, de m’en débarrasser et de le renvoyer chez lui, au pays des mauvaises habitudes.

Si on ne connaît pas tous les moyens pour vaincre le stress, il nous est donné de savoir qu’il est particulièrement traître, de là la difficulté de s’en débarrasser définitivement. Sans s’en rendre compte, souvent on vit avec. Même que souvent on a une relation avec lui.

On est tellement absorbé par notre vie quotidienne que c’est seulement quand on prend le temps de reprendre notre souffle qu’on se rend compte de la présence désagréable du stress. On prend le temps de s’observer un peu et on remarque des ongles totalement rongés, des cheveux beaucoup moins épais qu’avant et un tremblement beaucoup trop présent.

À travers mon fabuleux combat contre le stress, j’ai essayé plusieurs astuces pour apprendre à mon petit moi comment se calmer. Pis là, je pense avoir trouvé un soldat qui est un excellent combattant : le stress cooking.

Chaque fois qu’une pensée pas trop fine prend un peu trop de place dans ma tête, je me dirige vers la cuisine. J’en ai jamais trop fait, de la cuisine. J’suis vraiment pas une cook dans l’âme, mais c’est pas plus grave. Marilou pis Ricardo sont là pour ça.

Je vous en parle parce que je me dis que si ça marche pour moi, ça peut ben marcher pour d’autres. Pis si je peux diminuer un tantinet votre niveau de stress avec une méthode complètement saine, ben ça me fait plaisir.

Pourquoi adopter le stress cooking?

Si on prend le temps de s’arrêter et d’y réfléchir un peu, on trouve toutes les vertus déjà reconnues pour soigner le stress. En cuisinant, il est possible de canaliser son énergie dans l’exécution de tâches répétitives et relativement simples. On effleure la créativité en construisant quelque chose et en voyant des résultats concrets et satisfaisants. De plus, on peut même trouver un petit quelque chose de semblable à l’aromathérapie dans la fragrance rassurante qui flâne dans l’air ambiant quand un plat mijote.

Cependant, pour ma part, ce que je préfère c’est de transformer le mauvais en positif. Parce que manger, on se le cachera pas, c’est l’fun en maudit. En cuisinant, je fais plaisir à mon amoureux, je fais plaisir à mes amis et, surtout, je me fais plaisir. Me faire plaisir en utilisant comme carburant la transformation de mes pensées négatives en actions productives? Oh yes!

De plus, si on opte pour une alimentation saine, on s’offre en bonus tous les avantages de celle-ci, notamment une perte de poids, un regain d’énergie et un sommeil beaucoup plus profond. Le bout le plus satisfaisant de l’histoire? Ça s’apprend vite, la cuisine. Donc, le découragement ne se pointe pas le bout du nez. Plus on en fait, plus on pogne le goût. Il suffit de prendre l’habitude. Et, surtout, de prendre le temps.

Alors si vous faites partie des gens qui voient la cuisine comme un stress supplémentaire, il faut transformer votre vision. Prendre le temps de cuisiner, c’est prendre du temps pour nous et pour ceux qu’on aime. On se verse une coupe de vin, on allume des bougies et on écoute de la bonne musique.

Fait que, pour 2017, je vous invite à souper, histoire qu’on se bourre la face de stress affaibli.

ameliesavardrond

Par Amélie Savard

marielortierond

Marie Lortie Côté

Photo de couverture : Source

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