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Je ne vais pas à l’université

L’horizon qui se confond au loin en un doux brouillard lumineux, le patchwork des terres agricoles qui se mélange parfois subtilement, parfois abruptement, à la civilisation, le tapis de nuages cotonneux dans lequel on voudrait se lancer les yeux fermés… C’est ce spectacle magnifique qui me donne la confirmation que j’ai pris la bonne décision : je ne vais pas à l’université encore une fois cette année. Pour l’instant, dans ma vie, pour moi, c’est de voyager que j’ai besoin.

M’élancer dans l’inconnu à la recherche de nouvelles expériences et de rencontres formidables me permet d’avoir une ouverture d’esprit plus grande, d’être plus tolérante et de mieux comprendre le monde qui m’entoure. Je fais partie de ces gens toujours à la recherche de nouvelles expériences et qui croient que c’est en repoussant nos limites que l’on apprend le plus. L’inconnu ne me fait pas peur bien longtemps, puisque j’ai appris qu’en domptant nos craintes il naissait en nous un sentiment de grande fierté. Qu’y a-t-il de mieux que d’être fier de soi, que de se sentir vivant et d’être émerveillé par la beauté de ce monde qui nous est offert? Je ne sais pas pour vous, mais, pour moi, ça, ça vaut tout l’or du monde.

Oui, je crois bien qu’un jour je vais retourner sur les bancs d’école. Mon petit côté intellectuel me rattrape souvent et je me surprends à m’ennuyer des cours et des études. Par contre, l’université est un monde vaste, que je n’ai pas encore appris à côtoyer. Plusieurs cours m’intéressent, mais je me perds dans les différents programmes. J’ai apprécié l’année que j’ai faite en géographie. J’ai appris énormément. Seulement, une chose manquait afin que je poursuive mon baccalauréat : savoir pourquoi je le faisais, maintenant. Parce qu’après le cégep on est censé aller à l’université? Pour faire plaisir à mes parents? Parce que tous mes amis y sont? En fait, je ne savais pas pourquoi j’y allais, mais s’il y a une chose que je savais c’est que je n’y allais pas pour moi. Faire quelque chose sans savoir pourquoi je le fais, ça ne me sert à rien. Les apprentissages que je fais alors me passent d’une oreille à l’autre.

Je dis donc non à cette pression extérieure, aux mains tendues qui veulent me ramener sur le droit chemin, sur la voie de la raison, parce que ma vie, c’est moi qui dois la tracer. Si je ne sais pas quel métier je veux exercer plus tard, je sais au moins une chose : je veux vivre pleinement l’instant présent, faire de mes rêves une réalité et m’inspirer des fabuleuses expériences que le voyage m’apporte afin de me construire un futur à mon image, selon mes convictions.

Alors, non, je ne vais pas à l’université, mais vous savez quoi? Je suis heureuse, en paix avec ma décision et je sais au plus profond de moi que j’agis selon mes désirs. J’expérimente, en ce moment même, des apprentissages qui me suivront toute ma vie et qui valent bien, sinon plus, ce qu’on apprend à l’école. Si je n’ai qu’un conseil à vous donner c’est de savoir pourquoi vous prenez tel ou tel chemin, pourquoi vous posez telle action plutôt qu’une autre. Ça aide énormément à ne pas s’oublier et à rester fidèle à qui l’on est.   

Emmanuellerivestrondannemariebilodeaurond

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