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Le calme après la tempête

T’as voulu tout lâcher, baisser les bras, laisser faire les difficultés, arrêter de rencontrer des obstacles, un après l’autre. T’as voulu trouver une solution pour sécher tes larmes de désespoir. Quand t’avais plus envie de passer à travers tes journées. T’aurais aimé mieux tout oublier. Tu te perdais toi-même.

Pis tu t’es mis à brailler, si fort que t’avais l’impression de crier. Accroupi sur toi-même, tu voyais plus rien, ton cœur était embrouillé, tellement que ça te faisait mal.

Chaque jour te renfonçait un peu plus, chaque jour te faisait glisser un peu plus loin. Sans jamais s’arrêter, tu ne voyais plus la fin.

Et sans que tu t’en donnes l’espoir, tout s’est arrêté. Tu as recommencé à respirer, à cligner des yeux et à laisser ton cœur battre.

Tu t’es remis à vivre, en te rappelant qu’hier a été dur, qu’aujourd’hui te fait du bien.

Tu vis avec la peur que tout ce mal recommence, tous les jours, il y a une chance pour que tu ne te trouves plus. Que tu recommences à t’étourdir toi-même sans que tu puisses t’en empêcher.

T’essaye de ne pas te laisser aller. De te concentrer sur ce que tu es sans ce qui te ronge, de te rappeler le mal que ça peut te faire.

Tu reprends le dessus sans savoir quand tu le reperdras.

Ta vie sera certainement destinée à déplacer ces montagnes, à cette lourdeur sur tes épaules, à la peur de t’y noyer.

Quand tes montagnes s’enlignent, quand tu peux vivre simplement, tu te rappelles à quel point tu as la chance de prendre conscience de la douceur du moment présent.

Celui qui ne te tord pas, celui qui ne te fait pas peur, celui qui te fait sourire et celui qui retrouve la lueur de tes yeux.

julielevesquerondAliceArsenaultrond

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