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Mon corps : relation amour/haine

D’aussi loin que je me rappelle, la relation avec mon corps a toujours été malsaine (comme bien des femmes, vous me dites). La pression constante de la société par le biais des médias sociaux, des revues, des publicités et j’en passe font en sorte que l’image que l’on aperçoit dans le miroir le matin est souvent très différente de celle a laquelle on voudrait ressembler.

Quelques fois, cela va mener tant la femme que l’homme (car eh oui, la pression est omniprésente pour lui aussi) à détester son corps, mais en essayant tout de même de lui procurer des soins. Je veux dire par là que même si on en vient à détester son corps, on le traite avec amour de la bonne nourriture, on le crème avec des produits de qualité et on essaie tant bien que mal de l’aimer.

Cette relation que j’entretiens depuis le début du secondaire avec mon corps a eu de nombreuses conséquences négatives au fil du temps et c’est par plusieurs moyens d’autodestruction que je l’ai détesté aussi longtemps. Je ne me souviens pas le premier coup de couteau qui a tranché mes bras, mes poignets, mon ventre ou mes cuisses, mais je me rappelle le dernier. Lorsque j’ai rangé la dernière lame, j’ai cru au plus profond de moi-même que c’était réellement la fin et qu’enfin j’allais commencer à aimer et apprécier mon corps. Je me rends compte, une année et demie plus tard, que c’était enfin le commencement d’un très long processus. Même si les lames ne faisaient plus partie de mon quotidien, la haine que j’entretenais envers mon corps était toujours bien présente.

Je sais que, pendant des mois, je n’en ai pas pris soin comme il le méritait. En le nourrissant mal et en pratiquant l’inactivité, j’en suis venue à le détester de plus en plus. Jusqu’au jour où j’ai pris conscience de cette relation et que j’ai décidé d’apporter des changements à ma vie. Ce changement, je le vois comme le retour à l’équilibre dans ma propre existence. Ce fût un très long processus et je sais que je suis encore seulement qu’au début, mais j’ai confiance que le résultat ne sera que bénéfique pour mon estime personnelle, mais surtout pour ma propre santé.

Et finalement, à quoi bon se plaindre sans cesse que notre corps n’est pas la perfection, car le plus important c’est d’être en santé malgré nos vergetures, nos cicatrices ou nos petits bourrelets ici et là.

Sur ce, je vous laisse. Je vais raffermir mon corps en faisant un peu de yoga!

Andreannenoelrond

audreydumontrond

Audrey Dumont

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