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Danse Sergei, danse

À toi, « bad boy du ballet » qui se passe d’une voix pour exprimer de ces choses que mille mots ne sauraient expliquer. Qui parle le langage de la danse avec la verve d’un grand poète. Qui a le mouvement inscrit à même le muscle, le corps sculpté, plié, déplié, à grands coups de remous dans l’espace. Tu joues avec le vide comme un enfant avec des blocs, t’en fais ce que tu veux.

Tu m’es tombé dans l’œil par hasard quand je t’ai trouvé en naviguant à voiles basses, y’a quelque temps déjà, sur les flots du web. T’étais de ces inestimables trouvailles sur lesquelles il m’arrive par chance, parfois, de trébucher dans mes quêtes hebdomadaires de matière à inspirer.

Je parle de toi aujourd’hui parce qu’on ne saurait se fatiguer de ta virtuosité. Parce qu’à chacune de mes séances de visionnement obsessif intensif de vidéos de danse, tu finis par reparaître.

S e r g e i P o l u n i n.

Ton nom dans ma barre de recherche comme un point cardinal sur une boussole. Au nord de mes idées, ton élégante fureur de vivre, ta légèreté troublante. Habillé de tes tatouages, c’en est pas moins avec l’abandon d’un prodige que tu te livres dans ton – grand – art.

Y’a de quoi t’écrire tout en couleurs, des pages et des pages durant. De quoi se fasciner le matériau d’expression, peu importe lequel. T’es de ces muses, bref. Sans compter que tu touches une corde sensible, chez moi à tout le moins. Tu me rappelles combien j’ai aimé, aime et aimerai toujours la danse. Que ce n’est pas parce qu’on arrête de la pratiquer régulièrement et sérieusement qu’elle nous sort comme par magie, voire par bonté, des pores de la peau. Danser, c’est juste une façon d’être dans sa peau, de l’investir comme un canevas, de l’habiter comme un vaisseau, autrement de se l’approprier et, du bout des orteils à la pointe des cheveux, de la faire sienne. Pour mieux la faire dire.

C’est s’oublier, aussi, ou se rendre plus léger, notamment pour soi. Mais s’oublier sans pour autant être ou devenir un autre. Juste, je sais pas… Devenir un peu plus grand, « être » un peu plus fort.

Mais tu sais ça, tu vis ça. Tous les jours de ta vie. Aussi longtemps qu’elle te le permettra, je suppose, j’espère, ta peau… Pour le plaisir de mes yeux. Et un jour, qui sait, je te trouverai peut-être sur quelques planches de par le monde. Ou, encore, me réincarnerai en Rose Latulipe, te volerai un pas de deux…

D’ici là…

Bryan Adams t’a volé un moment que j’ai eu le plaisir de voir dans son format original. Deux fois j’ai payé pour te voir encadré, en noir et blanc, briller sur un mur du Musée national des beaux-arts du Québec. Et deux fois t’as pris mon cœur de court.

C’est sans surprise, aussi, que j’attends le documentaire qui t’est dédié, Dancer.

Sergei, si le diable à la danse danse encore, c’est sous tes traits qu’il le fait, avoue.

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Crédit photo : Bryan Adams

SARAHMTABMORROND

Par Sarah M Tambo

marielortierond

Marie Lortie Côté

Photo de couverture : Source

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