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Aimer moins, aimer mieux…

Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime…

Je me souviens te l’avoir dit souvent, beaucoup, le plus possible. Pas parce que c’était ce que je voulais… Parce que je ne savais pas comment t’aimer, parce qu’il n’y a pas de manuel d’instruction qui vienne avec un coup de foudre. Je voulais trop t’aimer. Le fait de vouloir créait une interférence avec le fait d’être. J’avais peur, tellement peur. De ce sentiment intérieur, puissamment incontrôlable. De la façon dont je perdais justement le contrôle dans ces émotions tentaculaires, enfouie dans le bonheur que j’avais à tes cotés. J’ai laissé mes préjugés prendre le dessus sur mes fantasmes et mes craintes inhiber mon imagination. J’ai laissé des clichés donner des ordres à mon cœur et foutre le désordre dans ma tête. J’ai essayé de t’aimer « comme il faut » trop longtemps, au lieu de t’aimer simplement. Prise dans un cadre restreignant, je t’ai mal aimé.

Je réalise que j’ai mal aimé mon homme. Mal dans le sens de trop, tout croche, de façon éparpillée… Je voulais trop. J’avais peur du « pas assez ». Et cette pression amoureuse a dirigé mon sentiment vers un cul-de-sac émotionnel. Aimer à petite dose, plutôt qu’à grand coup. Cela s’applique en amour comme en amitié, en couple et dans la vie, envers les autres et soi-même. Et si on aimait à notre façon? À notre façon, à notre rythme…

couple

La bonne nouvelle avec l’amour, c’est qu’on est libre de se l’approprier et d’en faire notre propre définition. La mauvaise nouvelle, c’est que personne ne crie ouvertement cette information. Tous donneront leur opinion sur ton chum, ta blonde, ta relation, ta façon d’aimer…. Trop peu te rappelleront qu’il est important de ne pas dénaturer ta façon unique d’aimer. Que c’est un droit et un besoin d’aimer à sa cadence et que c’est ainsi qu’on apprend à savourer l’amour au lieu de le surconsommer. Que ton armure contre cette conception idyllique de l’amour c’est comme avoir des gants l’hiver. Personne ne va te forcer à en porter mais… Si quelqu’un te tient les mains tu n’auras pas froid et ça ira. Autrement, on sait tous à quel point ça fait mal des mains qui dégèlent après avoir témérairement affronté le monde extérieur. Douloureux retour à la réalité.

Pour moi, la St-Valentin est un exemple parfait de pression amoureuse. L’intention peut être bonne et l’attention peut être belle. Toutefois… La pression peut être grande et la réalité loin du souper romantique avec des pétales de roses et des millions de chandelles. Ainsi, j’aime profiter de ce moment de l’année pour faire une « mise à jour » de ma vision de l’amour et de mon rapport avec ce si complexe type d’affection et d’attachement. À chaque année, il me revient ce constat saisissant de l’impact des idées préconçues et de l’environnement sur notre façon d’aimer. Sur ce, je propose de profiter des cœurs à la cannelle et de célébrer l’amour à notre façon. Un peu moins, un peu plus, un peu mieux.

aicharond

Par Aïcha Bastien N’diaye

AliceArsenaultrond

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