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Aimer la philo? Certainement, quand on a LE prof!

La philosophie crée un effet différent sur chacun de nous, ça, c’est certain. Quand tu y penses, c’est quoi ta réaction : intérêt, dégoût ou indifférence? Pour ma part, quand je repense à mes cours de philo au Cégep, j’ai peu de souvenirs à évoquer, sauf que mon prof bégayait et qu’une de mes amies lui racontait des histoires farfelues afin d’avoir un nouveau délai pour remettre ses travaux. Il n’y voyait que du feu ou il était trop timide pour lui refuser une nouvelle extension. Sérieusement, je n’ai aucun souvenir de la matière qui a été abordée et encore moins comment j’ai fait pour passer mes examens et remettre mes travaux. Une chance que j’étais loin des fenêtres dans la classe, sinon je ne me souviendrais même pas d’avoir eu des cours de philo. Ça en dit long sur la perception que bon nombre de Québécois peuvent avoir sur le sujet. La philo, est-ce que c’est nécessaire?

J’ai redécouvert la philo (ou découvert, puisque mes premières notions ont fondu comme neige au soleil) lorsque j’ai mis le nez dans un livre appartenant à ma mère, La philosophie pour les nuls, aux éditions First. En lisant quelques passages, j’ai compris ce qu’était la philo. C’était déjà un grand pas, mais ce qui m’a fait réaliser l’importance de la philo dans nos vies, par le fait même l’importance de l’enseigner aux jeunes, a été de côtoyer un professeur de philo dont les méthodes sont pour le moins différentes de celles auxquelles on peut s’attendre d’un prof au Cégep.

D’abord, il a vraiment la pédagogie dans le sang. C’est le moins qu’on puisse dire, parce qu’on va se le dire, ce n’est pas tout le monde qui l’a et beaucoup de professeurs ne l’ont pas. Dans ma tête, ça devrait être la base pour enseigner. Je me souviens de mon prof de cinéma au Cégep. Il avait vraiment la flamme de l’enseignement, il était impliqué, investi auprès de ses élèves, il voulait qu’on réussisse et ça paraissait. Il n’était pas là pour passer le temps avant la retraite. Anyway

Je reviens à ce prof de philo, que je qualifierais de singulier. Un prof qui amène ses élèves faire leur examen dans un café, qui reçoit à la pelle des messages élogieux d’étudiants, qui prend du temps avec eux. Je me dis que ce prof a une méthode d’enseignement qui m’échappe et qui a clairement échappé au mien. Pour que de nombreux élèves qui ne sont pas dans sa classe souhaitent ardemment en faire partie, il faut qu’il les accroche d’une façon bien inusitée. En jasant avec lui, on réalise que son approche est simple, mais convaincante.

Il s’investit à fond et c’est un peu ça la clé de son succès auprès de ses étudiants. Il interagit beaucoup avec eux et il leur donne l’occasion d’exprimer leurs opinions. Les notions importantes sont inscrites au tableau (pour les visuels comme moi, c’est un GROS plus). Il pose des questions pour aider les élèves à réfléchir concrètement sur les différents sujets abordés. Pour lui, c’est primordial de les encourager à la réflexion, de leur rappeler qu’ils ne sont pas qu’une chaise et un bureau dans sa classe. On sent la passion lorsqu’il parle de son métier, son désir profond  de leur faire voir le monde sous un angle qu’ils n’ont jamais abordé avant, de développer leur esprit critique face au monde qui les entoure ; bref, de développer leur autonomie de la pensée.

Ce curieux de nature (et obstineux dans ses temps libres) a vraiment trouvé sa voie, puisqu’il me donne envie d’aller assister à ses cours pour en apprendre davantage sur les bases de la philosophie. Selon lui, on ne réfléchit jamais trop de façon critique sur le monde qui nous entoure et comme la philosophie promettait de remettre les choses en question et d’approfondir les questions concernant le monde dans lequel nous vivons, l’enseignement de cette matière s’est avéré un choix qui de carrière qui allait de soi.

le monde de Sophie roman philosophique
Source

Si, comme moi, les cours de philo sont derrière toi depuis un bon moment, je te partage la suggestion lecture du Power-Prof pour t’initier (ou te ré-initier) à la philosophie, Le monde de Sophie, par Jostein Gaarder. C’est un roman philosophique qui fait un survol abordable et intéressant pour quelqu’un qui « débute en la matière », et qui a la qualité de couvrir plusieurs courants de pensée. Pour ma prochaine lecture, je monte mon niveau philosophique d’un cran. Merci, monsieur le professeur!

anaisbeaudetrond

Par Anaïs Beaudet

Elodiedugatrond

Élodie Dugat

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