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La pesée dans les écoles est maintenant bannie!

Depuis quelques mois déjà, des voix se sont élevées parmi nous pour dénoncer l’impertinence de la pesée des jeunes Québécois dans les cours d’éducation physique de niveau primaire à collégiale. Une pétition1 et un projet de loi plus tard, la pesée des élèves dans les écoles secondaires est maintenant prohibée, et laissée à la discrétion des étudiants en milieu collégial.

Il était temps – temps qu’on fasse quelque chose pour sauver nos jeunes de l’idée de la santé définie par le poids – temps que les occasion de stigmatisation soient réduites – temps que l’on donne aux enseignants d’éducation physique la chance d’avoir des élèves qui ont envie d’aller à leur cours et non des élèves qui s’inventent des raisons pour ne pas assister à ce malaise qu’était la pesée.

Comme des numéros, les uns derrières les autres, 2-3 fois par année, on nous faisait passer sur la balance, on notait notre poids, on calculait notre IMC.

Chaque fois, nous ne devenions pas autre chose que le résultat de notre poids divisé par notre grandeur, well.  À travers les chiffres on pouvait voir des regards humiliés, des jugements, des angoisses – name it.

On nous a plus souvent qu’autrement fait comprendre, à travers les différents « tests physiques », que si notre poids ne connaissait pas une « amélioration » à travers la session, nos notes en seraient affectées. Ça semble anodin, se peser, mais pourtant, c’est loin de l’être pour tout le monde. C’est probablement pour ça que cette nouvelle mesure est et sera incomprise par beaucoup.

En 2011, lors d’une enquête du gouvernement concernant la perception corporelle des jeunes de secondaire 1 à 5,40 % des filles de poids normal ont affirmé vouloir perdre du poids.2

En 2011, je faisais partie de ce 40 % d’élèves féminines du secondaire, de poids normal voulant perdre du poids.

En 2011, du haut de mes 5’3’’ pour 130 livres, mon IMC me disait que j’étais à la très mince limite de l’embonpoint – bullshit.

En 2017, les étudiants québécois remercient l’Assemblée nationale d’avoir pris une décision pour eux, une décision sensée, d’avoir fait un pas vers la santé physique, et mentale.

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Par Annie-Claude Bergeron

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Références 1 / 2 : Camirand H, Blanchet C, Pica LA. « Poids, apparence corporelle et actions à l’égard du poids », dans L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011. Le visage des jeunes d’aujourd’hui : leur santé physique et leurs habitudes de vie, Tome 1

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