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À vous autres, parents

Maman, papa, pourquoi, oh pourquoi ne m’avez-vous pas prévenue qu’avoir des enfants, ce serait plus dur que le training d’un astronaute? Je ne vous en veux pas, non! Mais vous avez sûrement rigolé pas mal solide, assis sur votre beau sofa pas sali par des crottes de nez séchées, quand je vous ai annoncé ma troisième grossesse. Oui, vous avez probablement ri un peu, mais vous vous êtes sûrement dit que j’avais de la chance, de la vivre, cette folle aventure-là, trois fois en plus, parce que maudit que c’est beau, même si c’est fucking difficile.

Quand mon kid laisse tomber plus de morceaux du repas de maman préparé avec soin et plein d’amour par terre que dans sa bouche aux dents de lait bien blanches, ben c’est pas parce qu’il n’aime pas la bouffe que je lui offre, non, c’est juste parce qu’il se dit que je vais croire qu’il a tout bouffé et qu’il peut passer au dessert comme un ninja. Nice try, buddy.

Quand ma fille veut dormir avec moi et essaie de discrètement venir me rejoindre dans mon lit, en marchant fort, en éternuant un bon coup sur le chemin, en me pilant délicatement sur la face pour atteindre sa place, ce n’est pas parce qu’elle se fout de mon sommeil, non! Elle pense juste que le lit va être plus chaud si elle colle son p’tit corps sur le mien, en dormant dans le sens inverse, et en insérant ses orteils dans mes narines ou mes yeux. Elle fait ça juste pour me relaxer plus, tsé.

Un dessin sur un mur, c’est de la déco pas cher.

Des taches multicolores partout sur mon sofa? Y’a rien-là, c’est un Jackson Justin Pollock.

Un café réchauffé trois fois au micro-ondes, c’est juste une façon de m’aider dans mon sevrage de caféine. Let’s go maman, t’es capable!

Des Lego qui traînent partout par terre après 832 demandes de ramassage, ce n’est pas un oubli volontaire du kid, c’est une pratique pour quand il brisera un verre et qu’on devra contourner, pieds nus, les p’tits bouts de vitre coupants, un dimanche matin à 5 h 21 pendant que la plus jeune crie qu’elle a besoin d’aide pour essuyer ses fesses à la toilette et que l’autre s’est trompé de profil sur Netflix et vient d’écouter 43 minutes de Insidious 2 parce qu’il s’est levé à 4 heures du matin et des poussières, pensant qu’il valait mieux écouter un film d’horreur que de réveiller maman un matin de fin de semaine, quand on peut la réveiller chaque nuit pendant les trois prochains mois à cause de cauchemars provoqués par des esprits dans la tivi.

Sans blague, je vous lève mon chapeau, parents. Vous êtes pas mal forts. Un ou cinq enfants, une pizza congelée ou un poulet bio pour souper, des marmots lève-tôt ou des ados pas levables, du travail de la maison ou un job à temps plus que plein, peu importe. On fait tous partie du même club, avec une carte de membre permanente, et un cœur de bonheur (la plupart du temps).

Parce que, qui ici, après une journée pire qu’un arrachage de dents de sagesse sans anesthésie — journée dans laquelle on compte les secondes jusqu’au dodo, dans laquelle on rêve que justement, l’heure du dodo arrive à 15 heures — n’a pas été regarder son enfant dormir, un sourire au coin des lèvres, pis plein d’amour pour lui?

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Par Marylène Kirouac

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Geneviève Lamoureux

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