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Mes trois commandements d’une vie équilibrée

Avant de commencer, je dois préciser que ce qui suit n’est ni la vérité absolue ni des faits irréfutables appuyés incontestablement par des thèses doctorales. Ce sont des conseils que je tire de ma propre expérience de vie, et que j’ai tenté de mettre sur papier. C’est donc un pari que je vous offre, celui de me faire confiance pour ce qui suit.

Je ne me porte pas garant de toute conséquence funeste qui pourrait résulter de l’application de ces théorèmes… nah, je blague. Ça me fait juste trop penser aux décharges qu’on doit signer lorsqu’on participe à des événements présentant un potentiel danger. « Je consens à perdre toute raison d’être un être humain. »

Bon, je diverge. Passons aux choses sérieuses.

Le premier commandement sera très socratique : connais-toi toi-même.

Nous sommes, factuellement, tous différents. Chacun d’entre nous aspire à des rêves différents et à des réalisations distinctes. Chacun de nous a ses propres préférences ainsi que ses propres goûts. Dans cette optique-là, je pense qu’il faut cesser de se comparer au modèle idéalisé prôné par nombre de gens, cette forme d’équilibre quasi « vertueux » dans toutes les sphères de la vie. C’est un peu ironique de proposer un tel modèle d’équilibre pour tout le monde, quand personne n’est identique.

La recommandation est donc de savoir ce qui est le meilleur pour vous-même, et ne consiste pas à tenter d’adhérer le plus fidèlement possible au mode de vie popularisé par le rêve américain : travailler pour amasser de l’argent, dépenser cet argent (dans des plaisirs souvent futiles), et puis retourner travailler. Ayez donc le courage de regarder dans votre cœur, afin d’y voir ce à quoi vous tenez le plus. Que cela soit les relations familiales, la musique, le sport, la littérature, je pense que c’est une priorité de consacrer du temps à ces choses qui sont importantes pour nous, et non pas aux choses qui nous sont vendues comme étant importantes par la société.

Ce qui m’amène au second commandement : une vie équilibrée est une vie où on s’épanouit.

Vous savez désormais ce qui est le plus important pour vous? Eh bien, donnez-vous pleinement à cette cause. La citation suivante d’Anatole France, repiquée par Xavier Dolan, reprend exactement cet ordre d’idées : « J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».

Sans aller dans l’excès, je pense que c’est important de se donner à fond dans la vie. Je me trouve toujours un peu méprisable quand je bâcle des choses ou que je les fais à moitié. Et quand cela arrive, je finis la plupart du temps par culpabiliser à propos de ce que j’aurais pu faire mieux, à propos des efforts que je n’ai pas investis dans une tâche. Morale de l’histoire, investissez-vous pleinement dans les causes que vous chérissez le plus. Je me souviens, pendant les deux dernières semaines précédant un concours de musique, j’avais réussi à caser dans mon horaire au minimum trois heures de pratique chaque soir, en plus de mes cours à l’école chaque jour. Ça a demandé beaucoup d’efforts, mais ce que c’était gratifiant, de voir tout ce travail prendre un sens lorsque je suis passé à la finale nationale de ce concours! Et même si je ne l’avais pas été, au moins, je savais que j’avais fait de mon mieux, et que je n’avais pas opté pour la voie de la lâcheté.

Et au travers de tout ça, je ne suis ni mort d’épuisement ni englouti par le manque de sommeil. On en revient un peu au commandement no 1 : se connaître soi-même, c’est aussi connaître ses limites. J’ai fait de mon mieux en m’investissant pleinement dans une passion, tout en réussissant à maintenir mes autres obligations. À mes yeux, c’est ça, réussir à atteindre un bon équilibre de vie.

Le troisième commandement sera simple : structure ton horaire intelligemment.

Je ne serais jamais parvenu où je suis aujourd’hui si je n’avais pas mis un peu d’ordre dans mon horaire quotidien. Ça peut sembler tout anodin comme recommandation, mais à bien y penser, c’est fou, la quantité de gens qui profiteraient d’une meilleure gestion de leur calendrier.

Cas no 1 : l’étudiant qui passe sa vie à la bibliothèque pour étudier, qui arrive à l’ouverture à 8 h le matin et quitte l’endroit à la fermeture, soit à minuit.

Bon, okay, je sais bien que y’a des programmes qui demandent beaucoup de temps d’étude. Mais tenter d’être productif pendant une aussi longue période de temps, c’est rêver en couleur. Personnellement, je pense que le mieux, c’est de séparer ses séances d’études en blocs de quelques heures tout au plus et de les alterner avec quelque chose de radicalement différent — et qui nous est important (sauf si tout ce qui compte à vos yeux, c’est l’école… je ne le souhaite pas)! La pause Netflix, c’est bien, mais on en revient encore à rester assis et à fixer un écran. Aller faire un p’tit jogging dehors, une séance de guitare, ou simplement prendre l’air dehors, ça ne demande pas, ou à peine plus d’énergie… et en plus, ça réveille!

Cas no 2 : le gars ou la fille qui prend mille engagements, ne sait plus où mettre sa tête, et finit par se recroqueviller en position fœtale pour s’endormir en pleurant.

Caricature, évidemment. Pourtant, les cas réels ne sont pas si éloignés de ce triste portrait! Il faut savoir jauger ce qu’on est capable de prendre ou pas, savoir dire non quand on sait qu’on ne pourra pas y arriver même si on fait de notre mieux. Un équilibre de vie, ça implique aussi la santé et le bien-être.

Cas no 3 : la personne qui sait ce qui compte pour elle, qui investit les efforts nécessaires dans ses objectifs personnels et qui gère ses obligations, tout ça en gardant un horaire sain.

Ça, c’est le futur vous!

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Par Foan Song

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Geneviève Lamoureux

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